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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
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Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceLes gouvernements devraient cesser de promouvoir les universités moyennes au nom de l’égalitarisme et commencer à récompenser la véritable excellence, même si cela pourrait créer des différences mal accueillies par les professeurs et les étudiants d’un très bon niveau et ceux d’un niveau moyen. Žiga Turk, le ministre slovène en charge de la Croissance, s’explique dans un entretien à EurActiv.com.
« Je pense que les gouvernements devraient créer un environnement dans lequel les universités peuvent décider seules de récompenser l’excellence », a déclaré le ministre Turk.
D’après M. Turk, un tel environnement n’est « certainement pas un environnement qui encourage l’égalitarisme moyen, où les meilleurs professeurs des universités sont considérés comme des fonctionnaires répartis en fonction de leur tranche salariale, où l’on décourage les activités économiques du personnel universitaire et où les universités doivent se battre pour inscrire autant de personnes que possible puisque le financement dépend davantage du nombre d’inscription d’étudiants que de la qualité des études ».
Ses commentaires pourraient s’attirer les foudres des syndicats français d’étudiants et d’enseignants, qui sont descendus dans les rues l’année dernière en réponse à la réforme de l’université de Nicolas Sarkozy destinée à accorder davantage d’autonomie aux universités pour les décisions relatives au budget et au personnel (EurActiv 08/11/07).
Plutôt que de forcer une coopération décidée en haut lieu par des mesures gouvernementales incitatives, comme le cofinancement de projets de recherche et d’éducation, M. Turk a appelé les gouvernements des pays qui « maintiennent un contrôle renforcé des activités des universités » à accorder plus de liberté universitaire, à se montrer « plus souple concernant l’embauche et le licenciement » et à déterminer comment l’excellence est récompensée dans les universités.
M. Turk estime que la suite logique pour les universités est d’établir des partenariats avec les gouvernements « pour instaurer la confiance. Parce que pour accorder plus de liberté à quelqu’un, il faut établir une relation de confiance ». Il estime également que les universités devraient changer leur organisation interne, dépasser le modèle démocratique du « tout le monde a son mot à dire » et accorder « plus de pouvoir aux meilleurs éléments des universités » plutôt qu’aux étudiants et aux membres du personnel de niveau moyen.
M. Turk affirme qu’une fois que les universités seront devenues plus audacieuses, les entreprises et les universités commenceront à parler le même langage et collaboreront très rapidement sur la base de l’intérêt mutuel.
« Un point qui pourrait bien sûr être mal accueilli par certains est que ce système créerait des différences entre les meilleurs professeurs et les professeurs moyens, ceux qui travaillent dans la recherche pertinente au niveau industriel et les autres, les étudiants qui sont impliqués dans des projets et ceux qui ne le sont pas » admet M. Turk.
« Quel que soit le moment où ces différences surgiront, elle ne seront pas appréciées par ceux qui craignent être du côté des perdants », a-t-il ajouté.
La Commission européenne soutient largement la position du ministre Turk. En mai 2006, elle a publié une communication
qui proposait des recommandations détaillées sur la modernisation de l’enseignement supérieur en Europe. L’objectif visait à encourager la coopération entre l’entreprise et l’université pour accroître le transfert de connaissance et de technologie et accélérer la commercialisation des résultats de la recherche (EurActiv 10/05/06).
L’exécutif européen affirme que beaucoup d’Etats membres ont tenté de « préserver » leurs universités par la « microgestion » et en leur « imposant un niveau non souhaitable d’uniformité ». Selon la Commission, cette approche a généralement conduit à un haut degré de performance moyenne. Mais elle a également imposé les conditions qui « empêchent les universités de se diversifier et de se concentrer sur la qualité », estime-t-il.
Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici.