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5 décembre 2008
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IET : Les entreprises attendent des propositions concrètes [FR][en][de

Publié: mercredi 30 mai 2007   

Les dirigeants d'entreprises de l'UE ont déclaré que plus tôt ils disposeraient d'informations sur l'Institut européen de technologie (IET) et de propositions concrètes, plus tôt ils pourraient les financer, contribution qui pourrait atteindre 20 à 30% des coûts finaux.

Le 29 mai 2007, lors d'une table-ronde portant sur l'Institut européen de technologie (EIT), le président d'Eurochambres, Pierre Simon, s'est exprimé ainsi : "Les entreprises apporteront des financements une fois que des propositions concrètes pour les Communautés de la connaissance et de l'innovation (CCI) seront mises sur la table". Eurochambres représente plus de 19 millions de petites et grandes entreprises en Europe.

Depuis l'annonce du président de la Commission, José Manuel Barroso, en 2005, le projet EIT est sous le feu constant des critiques  et aucune des parties prenantes ne lui a pour le moment offert un soutien inconditionnel.

Selon un communiqué de presse d'Eurochambres, "le succès de l'EIT dépend de sa capacité à attirer les investissements privés. Plus tôt les détails de l'EIT, son fonctionnement et ses objectifs, plus tôt le monde des affaires investira".

Le vice-président de la chambre de commerce allemande, Günter Baumann, a ajouté : "Les entreprises s'impliqueront à condition que l'EIT sélectionne des thèmes séduisants et s'il est indépendant, se dote d'objectifs ambitieux, d'une image et d'une réputation de niveau mondial, de droits sur la propriété intellectuelle flexibles et s'il bénéficie d'un soutien politique fiable".

Wilfried Kraus, président du groupe de travail du Conseil sur l'EIT, a apporté des indications sur les récentes avancées du dossier et a précisé que des "progrès significatifs" avaient été faits au cours des derniers mois. Selon lui, un compromis prenant pour base la proposition de la présidence allemande pourrait être trouvé avant le 11 juin 2007 et un accord fondamental conclu d'ici le Conseil Compétitivité du 25 juin 2007, considérant le soutien impressionant dont bénéficie la proposition d'approche en deux temps de la présidence allemande. Les Etats membres, le Parlement et la Commission la soutiennent".

Cette approche en deux temps proposée par la présidence allemande prévoit lors d'une première phase (2008-2012) la nomination par la Commission (en consultation avec le Parlement et le Conseil) de 4 personnes en charge de déterminer la composition du conseil d'administration comptant 15 personnes. Ce conseil d'administration serait par la suite autorisé à faire des propositions sur une, deux, ou trois Communautés de la connaissance et de l'innovation (CCI) sur une période de 24 mois. Il aurait ainsi jusqu'à 2012 pour proposer un agenda stratégique pour l'innovation, lequel devrait être avalisé par le Conseil et le Parlement. En cas d'approbation, le conseil d'administration pourrait ensuite proposer la mise en oeuvre d'autres CCI. Dans le cas contraire, aucune nouvelle CCI ne pourrait être créée et les CCI en place resteraient telles quelles. La seconde phase, correspondant à la croissance de l'EIT, pourrait donc débuter au plus tôt en 2013.

Toutefois, selon Wilfried Kraus, "le budget demeure une question ouverte et à moins que la Commission ne trouve une solution budgétaire, l'EIT ne verra pas le jour". Il recommande vivement à la Commission de présenter une proposition viable en matière de financement du budget estimé à 2,4 millions d'euros pour 2008-2013. Il a ajouté que "des discussions avaient révélé qu'une participation à hauteur de 50% est trop élevée aux yeux des industriels et qu'une contribution de 20-30% de leur part pour le financement des CCI dans quelques années serait plus probable".

L'inscription ou non dans le règlement des priorités thématiques de l'EIT (changement climatique, efficacité énergétique, nanotechnologie, etc.) reste un autre point de discussion. Le Parlement souhaiterait qu'elles apparaissent noir sur blanc, alors que selon la présidence allemande le choix de ces thématiques devrait revenir au conseil d'administration en toute indépendance. Selon W. Kraus, "les CCI ont besoin de beaucoup d'autonomie et de travailler loin de l'influence des institutions européennes".

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