Sections
Mini Sections
Le nouveau cadre européen de certifications des diplômes et des qualifications permettra aux étudiants et aux travailleurs d'être plus mobiles en favorisant la reconnaissance des différentes formations nationales à travers l'Europe.
L'un des objectifs de la Déclaration de Bologne (juin 1999) est la création d'un système afin de faciliter et d'améliorer les comparaisons et la transparence internationales des qualifications universitaires et professionnelles.
Le programme de travail "Education et formation 2010
", de l'agenda de Lisbonne a été défini en 2001. Son but est de moderniser les systèmes éducatifs européens afin que l'Europe devienne d'ici 2010 le leader mondial en terme de qualité de ses systèmes éducatifs et de formation.
En juillet 2005, la Commission a publié un document de travail intitulé " Vers un cadre européen des certifications professionnelles pour la formation tout au long de la vie
" et lancé une large consultation des parties intéressées par cette question.
Le 5 septembre 2006, lors du lancement de la proposition de recommandation établissant le cadre européen des certifications pour l'apprentissage tout au long de la vie,
le commissaire chargé de l'éducation et de la formation, Ján Figel, a déclaré : "Les citoyens européens se heurtent trop souvent à des obstacles lorsqu’ils tentent d’étudier ou de travailler dans un autre pays ou lorsqu’ils veulent mettre à profit des études ou une formation antérieures."
Le cadre européen des certifications (CEC) fonctionnera comme un 'outil de transposition' permettant de clarifier les correspondances entre les certifications et les différents systèmes. L’enseignement général et l’éducation pour adultes, l’enseignement et la formation professionnels et l’enseignement supérieur devraient ainsi être plus transparents et accessibles, ce qui devrait permettre d'accroître la mobilité des étudiants et des travailleurs.
Le cœur du CEC est constitué par un ensemble de huit niveaux de référence décrivant ce que l’apprenant sait, ce qu’il comprend et ce qu’il est capable de faire, indépendamment du système dans lequel telle ou telle certification a été délivrée. Ce système de niveaux de référence s’écarte donc de l’approche traditionnelle, qui met l’accent sur les moyens mis en œuvre pour acquérir des connaissances (durée de l’apprentissage, type d’institution).
Le fait de mettre l'accent sur la comparaison des "acquis de l’apprentissage » devrait permettre une meilleure adéquation entre les besoins du marché du travail et les formations/enseignements proposés, mais également faciliter la validation d'apprentissages informels.
Eurochambres a accueilli favorablement la proposition, estimant qu'une transparence accrue entre les différents systèmes de qualification contribuera à la réalisation du processus de Copenhague
(c'est-à-dire au renforcement de la coopération entre les systèmes de formation et d'éducation en Europe), au développement de la formation tout au long de la vie et à la mobilité, mais favorisera aussi la réalisation des objectifs de Lisbonne". Cependant, Eurochambres estime que la proposition actuelle de cadre européen de qualifications est "très compliquée" et qu'elle devrait être plus proche des entreprises et des particuliers. L'organisation considère également que le nombre de références est trop élevé.