Le Premier ministre albanais Sali Berisha a remis s’est porté candidat, à Prague, auprès du Premier ministre tchèque sortant, Mirek Topolánek, dont le pays occupe la présidence tournante de l’UE.
Le chemin qu’emprunte l’Albanie est encore long, et j’espère qu’il sera couronné de succès, a déclaré M. Topolánek lors d’une conférence de presse.
Dans un rapport publié en novembre, la Commission européenne affirmait que l’Albanie devait encore progresser dans le renforcement de l’administration d’Etat ainsi que de son système judiciaire, et dans la lutte contre le crime organisé et la corruption.
La Commission avait aussi instamment prié l’Albanie d’attendre les élections du 28 juin pour remettre sa candidature, affirmant que les élections tenues dans l’Albanie post-communiste n’avaient jamais été certifiées libres et justes par les observateurs internationaux.
L’offre de l’Albanie intervient après celle de son voisin des Balkans, le Monténégro, qui a postulé en décembre, et pourrait être suivie par celle de la Serbie plus tard cette année.
Plus tôt dans le mois, l’Albanie et la Croatie ont rejoint l’alliance de sécurité de l’OTAN menée par les Etats-Unis.
Le processus d’élargissement de l’UE pourrait être ralenti par les hésitations de certains Etats membres actuels quant à accepter davantage de membres après les dernières vagues d’élargissement.
Les admissions ne se feront pas de sitôt, excepté pour la Croatie, qui se trouve à un stade avancé des négociations, et peut-être l’Islande frappée par la crise, qui pourrait bénéficier d’une procédure d’adhésion accélérée.
(EurActiv avec Reuters. Cet article a été traduit de l’anglais par EurActiv)



