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Les Balkans occidentaux sont à l’ordre du jour de l’UE [FR]

Publié 16 juin 2008
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Suite à l’organisation de nouvelles élections législatives en Macédoine et l’entrée en vigueur de la nouvelle constitution du Kosovo dimanche, les ministres européens des Affaires étrangères se réuniront aujourd’hui, 16 juin, pour faire le point sur la situation dans les Balkans occidentaux voisins.

Les ministres salueront probablement l’organisation, dans le calme, de nouvelles élections législatives dans l’ancienne République yougoslave de Macédoine dimanche, deux semaines à peine après que des actes de violence ethnique ont gâché les premières élections le 1er juin. 

Des fusillades entre les groupes albanais rivaux dans la petite nation des Balkans ont obligé à suspendre les élections dans plusieurs bureaux de vote, portant un grand coup aux aspirations du pays qui vise à rejoindre l’UE et l’OTAN (EurActiv 2/06/08). 

La répétition partielle du scrutin de dimanche n’a impliqué que 9% des 1,7 million d’électeurs, principalement dans les zones ethniques de l’Albanie. Le vote pourrait ne pas affecter le résultat total, dans la mesure où le parti conservateur VMRO-DPMNE du Premier ministre Nikola Gruevski avait déjà obtenu une majorité parlementaire absolue suite à sa campagne nationaliste, qui dépend largement de la réaction au conflit lié au nom du pays avec la Grèce (EurActiv 24/04/08). 

Mais l’enjeu des nouvelles élections concernait les pouvoirs de la démocratie naissante de la Macédoine et sa demande de candidature à l’Union européenne.

Vendredi (13 juin), durant une visite à Skopje, le ministre slovène des Affaires étrangères Dimitrij Rupel, dont le pays préside l’UE jusqu’à la fin du mois, a souligné que la Macédoine devrait commencer les négociations relatives à l’adhésion à l’UE cette année à condition de répondre à certains critères.

M. Rupel a ajouté qu’actuellement les portes de l’UE sont grandes ouvertes, et par conséquent, il serait prudent de saisir ce moment favorable. La présidence encouragera vivement les dirigeants européens à offrir à la Macédoine une garantie tangible de sa destinée européenne lors du sommet européen les 19 et 20 juin prochains. 

Cependant, certains pays se sont jusqu’à présent opposés à cette initiative en raison du conflit de nom de la Macédoine avec la Grèce. De plus, les préoccupations concernant l’avenir de l’UE suite au rejet irlandais du traité phare de Lisbonne pourraient reporter de telles déclarations (EurActiv 13/06/08). En effet, l’un des éléments clés du traité était une réforme de l’architecture institutionnelle de l’UE pour empêcher une paralysie du processus de prise de décision au sein d’une Union élargie.

Alors que le Kosovo ne figure pas sur l’agenda des ministres des Affaires étrangères, il est peu probable qu’ils soient en mesure d’éviter le sujet, suite à l’entrée en vigueur dimanche de la constitution de l’Etat naissant. 

L’UE se tient également prête à prendre le relais des Nations unies dans le domaine de la police et de la justice, suite à la présentation la semaine dernière par le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon des propositions visant à reconfigurer les activités de la mission des Nations unies, MINUK, qui permettrait à l’UE de déployer sa mission policière controversée, EU-Lex au Kosovo (EurActiv 29/05/08). 

Le secrétaire général a écrit aux dirigeants du Kosovo et de la Serbie et leur a déclaré qu’il comptait reconfigurer la structure et le profil de la présence civile internationale permettant à l’Union européenne d’endosser un plus grand rôle opérationnel. 

Mais la passation de pouvoirs, prévue dans la constitution du Kosovo, reste confrontée à la forte opposition de la Serbie et de la Russie, qui estiment que la mission de l’UE est illégale parce qu’elle n’a pas été approuvée par le Conseil de sécurité des Nations unies. 

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