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29 novembre 2009
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Bolkestein : l'UE a atteint le point maximum de ses capacités d'intégration [en][de

Publié: mardi 19 octobre 2004   

Le Commissaire sortant Frits Bolkestein estime que de nouveaux élargissements entraîneraient la mort de l'UE dans sa forme actuelle.

"Tout cela risque de finir en queue de poisson", a déclaré le Commissaire sortant Frits Bolkestein dans un entretien accordé au Financial Times, en réponse à une question portant sur les futurs élargissements de l'UE. Bolkestein estime que, dans sa configuration actuelle à 25 Etats membres, l'Union a d'ores et déjà atteint le point maximum de ses capacités d'intégration ; les éventuelles adhésions de la Turquie, de l'Ukraine, du Bélarus, de la Moldavie et des Etats des Balkans occidentaux paralyseraient le fonctionnement institutionnel de l'UE et déboucheraient selon lui "soit sur le chaos, soit sur l'avènement d'un monstre bureaucratique à Bruxelles". Bolkestein n'a pas fait mystère de son opposition à la décision prise par la Commission de donner son feu vert à l'ouverture de négociations d'adhésion avec la Turquie.  

Bolkestein, qui sera remplacé par l'Irlandais Charlie McCreevy à la tête de la DG Marché intérieur à partir du 1er novembre, estime que les difficultés économiques actuelles de l'UE (et notamment son taux de chômage élevé) doivent en grande partie être imputées à la France et à l'Allemagne, cette dernière continuant à développer une approche "démodée et encore largement axée sur la politique industrielle". "Il est temps [pour ces deux pays] d'entrer dans le XXIème siècle", a déclaré Bolkestein.

Selon le Commissaire sortant, l'objectif consistant à faire de l'UE l'économie la plus compétitive de la planète à l'horizon 2010 est "désormais hors d'atteinte". L'agenda de Lisbonne est devenu un véritable attrape-tout qu'il devient urgent d'alléger, estime notamment Bolkestein.

En ce qui concerne l'avenir de l'Europe, Bolkestein conseille au nouveau président de la Commission José Barroso d'énoncer un certain nombre de "vérités élémentaires", et notamment le fait que "l'Europe ne sera jamais une fédération". 

Dans le même temps, à Berlin, le ministre allemand des affaires étrangères, Joschka Fischer, exprimait une nouvelle fois le total soutien de son pays à la candidature turque. Son homologue turc, Abdullah Gul, se disait lui confiant quant aux capacités de l'Allemagne à convaincre la France de surmonter ses réticences sur cette question.

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