S’exprimant à Prague, où il participait au congrès du Parti socialiste européen, M. Tadić a déclaré que le déblocage de l’accord provisoire serait suivi d’une analyse approfondie, et que peu de temps après une décision serait prise sur le moment opportun pour la Serbie de faire sa demande pour le statut de candidat à l’UE.
Les ministres des Affaires étrangères ont décidé hier d’activer un accord commercial intérimaire avec la Serbie, exprimant ainsi leur satisfaction de voir Belgrade mettre en oeuvre des réformes européennes essentielles – y compris l’accord lui même.
Cette mesure ne va pas jusqu’à débloquer l’Accord de stabilisation et d’association (ASA), mais elle est considérée comme un pas en avant de la part des Pays-Bas, qui jusqu’ici se sont montrés très stricts quant à la coopération de la Serbie avec le TPIY (Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie, voir ‘Contexte’).
Serge Brammertz, le procureur en chef du TPIY, a informé les ministres en détail à propos de la coopération de la Serbie avec le tribunal, qu’il a qualifié de « meilleure que jamais auparavant ». De son côté, le ministre des Affaires étrangères néerlandais Maxime Verhagen a confirmé que Belgrade avait fait tout son possible.
La décision de débloquer l’ASA devrait être prise après six mois, après le prochain rapport régulier de M. Brammertz devant le Conseil de sécurité de l’ONU, ont affirmé des diplomates serbes à notre site Internet.
Les relations entre Bruxelles et Belgrade n’ont jamais été meilleures, ont admis ces diplomates, se référant à la décision récente de lever les restrictions de visa pour les citoyens serbes visitant les pays de l’espace Schengen.
Un diplomate occidental cité par Reuters a déclaré que l’UE avait fait un geste à l’égard de Belgrade, tout en continuant à faire pression sur elle.
La presse serbe cite M. Verhagen, qui aurait dit que Belgrade ne devrait pas se précipiter pour sa candidature à l’UE et qu’elle ferait mieux d’attendre jusqu’à ce que l’ASA soit ratifié par l’UE.
Vladimir Vučković, professeur à l’Université Megatrend de Serbie, a déclaré au quotidien Blic que le déblocage de l’accord intérimaire changerait peu de chose pour la Serbie en termes pratiques puisque le document était déjà mis en œuvre.
Mais il a ajouté que la mesure améliorerait l’image du pays et aiderait à attirer les investissements étrangers.



