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Le 25 juillet, les Chypriotes turcs et grecs se sont mis d’accord pour entamer des pourparlers directs visant à réunifier l’île. Cette annonce a été saluée par l’UE. Hier 27 juillet, un médiateur de l’ONU nouvellement nommé est arrivé à Chypre pour aider au lancement de ces négociations historiques le 3 septembre.
L’élection de Demetris Christofias à la présidence de Chypre en février dernier, grâce à ses bonnes relations personnelles avec le dirigeant de la communauté turque Mehmet Ali Talat, a apporté son lot d’espoirs concernant la réunification de l’île. En effet, Chypre est divisée en deux depuis 1974, date à laquelle les troupes turques ont envahi l’île pour empêcher la Grèce de l’annexer.
Le réouverture du passage de Ledra au Coeur de la capitale Nicosie est un bel exemple de ce nouveau climat de confiance (EurActiv 04/04/08).
M. Christofias, secrétaire général du parti marxiste-léniniste AKEL, est le premier chef d’Etat communiste d’un pays de l’UE. Il entretient de bonnes relations personnelles avec Mehmet Ali Talat, autre dirigeant de gauche à la tête de la « République turque de Chypre Nord » non reconnue.
Le président chypriote Dimitris Christofias et le dirigeant chypriote turc Mehmet Ali Talat entameront les pourparlers le 3 septembre. Ces négociations seront modérées par le nouvel envoyé spécial des Nations Unies Alexander Downer, également ancien ministre australien des Affaires étrangères.
Les négociations devront aborder certaines questions difficiles, comme l’occupation du Nord de Chypre par l’armée turque. La restitution des terres confisquées sur les territoires occupés à leurs propriétaires constitue également un défi important.
Selon des communiqués de presse citant des sources des Nations Unies, le futur accord devrait être approuvé lors de référendums séparés des deux côtés de l’île.
Un projet de paix antérieur, qui avait été élaboré par les Nations Unies sous le mandat de l’ancien président Tassos Papadopoulos avait été rejeté par les Chypriotes grecs lors d’un référendum en 2004, bloquant les négociations de paix pendant quatre ans. Les Chypriotes turcs l’avaient quand à eux accepté.
Entre-temps, M. Christofias a exposé la structure d’une Chypre réunifiée. Lors d’un discours à la station balnéraire de Paphos, il a déclaré que Chypre serait un Etat fédéral doté d’une présidence tournante et d’un cabinet restreint dont le rôle serait de gérer les affaires européennes.
Alexander Downer, envoyé spécial des Nations Unies en Chypre, arrivé hier 28 juillet à Larnaca, a exprimé la satisfaction de l’ONU suite à la décision d’entamer des négociations directes. Il a ajouté que le Secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon était ravi de la tournure des événements.
Le président de la Commission José Manuel Barroso a également salué la décision : « Une Chypre unie sera au bénéfice non seulement des Chypriotes mais de toute l'Union européenne ».
Le dirigeant chypriote turc Mehmet Ali Talat aurait déclaré qu’il est nécessaire de trouver une solution au problème chypriote d’ici quelques mois et non quelques années.