Le rapport de la Commission du 8 février 2006 ne donne pas de recommandations spécifiques. Selon les termes du commissaire Spidla, il s'agit en fait d'"une analyse rigoureuse et minutieuse des faits" se rapportant aux tendances libre circulation des travailleurs au sein de l'UE. A partir de statistiques nationales, le rapport passe en revue les deux premières années d'une période de transition qui doit durer au maximum sept ans. Il fait valoir des arguments économiques contre les restrictions à la libre circulation des travailleurs qui existent depuis deux ans. Ce rapport est une condition du traité d'adhésion de 2003, qui a servi de point de départ à l'élargissement de 2004.
Dans son rapport, la Commission a insisté sur le fait que "l'immigration en provenance de pays non européens est un phénomène beaucoup plus important" que la circulation des travailleurs au sein de l'UE.
Chaque Etat membre est libre de décider individuellement s'il veut maintenir, abolir ou modifier ses pratiques sur cette question. Ils ont jusqu'à fin avril 2006 pour faire connaître leurs décisions. Jusqu'à présent, la Finlande, la Grèce, le Portugal et l'Espagne ont signalé leur intention de supprimer ces restrictions. Tandis que l'Autriche et l'Allemagne ont déclaré ne pas vouloir modifier leur politique pour l'instant. Si un Etat membre ne respecte pas cette date limite, le droit communautaire entre automatiquement en vigueur (ce qui signifie qu'aucune restriction ne peut être imposée sur le marché du travail).
La controverse autour des restrictions à la libre circulation des travailleurs est liée à la directive très discutée sur les services, qui réglemente en partie le flux des travailleurs au sein de l'Union. Les opposants à la directive craignent que la main d'oeuvre relativement bon marché en provenance d'Europe de l'ESt applique les règles sociales et professionnelles de leur pays d'origine et remette ainsi en cause les normes applicables à l'Ouest.



