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Miroslav Lajčák, le haut représentant de la Communauté internationale en Bosnie et Herzégovine, a déclaré dans un entretien à EurActiv que l’action décisive entreprise par le nouveau gouvernement serbe a permis de créer une atmosphère fraîche et nouvelle dans les Balkans occidentaux.
Le slovaque Miroslav Lajčák, diplomate de carrière et représentant spécial de l’UE en Bosnie et Herzégovine, a indiqué que l’arrestation du criminel de guerre Radovan Karadzic avait été accueillie dans la joie à Sarajevo et dans le calme en Republika Srpska (l’entité fédérale serbe couvrant environ 49 % du territoire de Bosnie et Herzégovine). D’après lui, il s’agit là d’un pas important en vue d’une réconciliation interne en Bosnie et Herzégovine et d’une amélioration de la communication avec la Serbie.
Le haut représentant a loué l’attitude du nouveau gouvernement serbe pour sa coopération avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie et pour son attachement à l’intégration européenne. Il a en outre fait part de son espoir de voir ce nouveau climat bénéficier à l’ensemble de la région.
Pour expliquer la situation en Bosnie et Herzégovine, M. Lajčák a comparé ce pays des Balkans à « une voiture qui aurait quatre roues de tailles différentes », ces roues symbolisant respectivement chacun des peuples présents (Bosniaques, Serbes et Croates) ainsi que la communauté internationale. Selon lui, le problème est que les représentants de chacune des communautés « a tendance à favoriser leur propre interprétation de la situation et donc à ignorer celle des autres ». Il a comparé sa fonction à celle d’un arbitre de football qui « punit » les mauvais joueurs avec des cartons jaunes et rouges. En tant que nouveau pays membre de l’UE, la Slovaquie, son pays d’origine, a déjà vécu un processus de transition. Par conséquent, M. Lajčák estime qu’il peut ainsi faire partager sa propre expérience.
Le haut représentant de la Communauté internationale a affirmé que la récente mise en place du Conseil de Coopération régionale (RCC), le successeur du Pacte de stabilité pour l'Europe du Sud-Est, est un signe de la confiance accordée à la Bosnie et Herzégovine. Il espère que le RCC jouera un rôle majeur dans la préparation des pays de la région aux défis de l’intégration européenne. Selon lui, il s’agit avant tout de maintenir des perspectives européennes attractives pour les pays des Balkans occidentaux. « Je ne vois pas d’autre solution », a-t-il déclaré.