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Alors que près de 40 pays ont pris part à la conférence des donateurs de la Commission européenne le 11 juillet à Bruxelles, la Serbie a en revanche affirmé qu’elle ne renoncerait pas à sa province tout en promettant de renforcer économiquement la communauté serbe du nord du Kosovo.
La conférence est parvenue à réunir 1,2 milliard d’euros afin d’aider la région la plus pauvre d’Europe au cours des trois prochaines années. La quasi-totalité des 20 pays de l’UE à avoir reconnu l’indépendance du Kosovo ont promis différentes sommes pour la reconstruction du pays. Les montants varient des 100 millions d’euros débloqués par l’Allemagne à seulement 2 millions de la part de la France, qui occupe actuellement la présidence tournante de l’UE. Avec un demi milliard d’euros, la Commission européenne constitue le donateur le plus important. Des pays tiers tels que la Norvège, la Suisse, l’Arabie saoudite et la Turquie ont également participé en allouant des sommes non négligeables.
Hashim Thaçi, Premier ministre du Kosovo, s’est engagé auprès de la communauté internationale à ce que son gouvernement utilise ces fonds avec responsabilité. Le Kosovo pourra ainsi améliorer la capacité de ses institutions à absorber l’aide au développement de façon efficace. « Nous avons instauré des règles de bonne gouvernance, de tolérance zéro en matière de corruption et de crime organisé », a affirmé M. Thaçi.
Parallèlement, le vice-Premier ministre serbe Bozidar Djelic a déclaré à Belgrade que son pays ne compte pas échanger le Kosovo contre une intégration plus rapide à l’UE.
Selon lui, la Serbie ratifiera l’accord de stabilisation et d’association en considérant le Kosovo comme faisant partie intégrale de son territoire. Il affirme ainsi que la Serbie entrera dans l’UE avec le Kosovo.
Il a ajouté que c’est le seul moyen pour la Serbie d’entrer dans l’UE tout en défendant son intégrité territoriale.
Le 8 juillet, Goran Bogdanovic, le ministre serbe du Kosovo et Metohija, a visité le Nord du Kosovo, une région pratiquement sous le contrôle de Belgrade. Il s’est engagé à assurer une « survie durable » pour les Serbes de la région et à contribuer au retour des individus expulsés en 1999 et 2004.