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21 novembre 2008
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Kosovo : l'UE dissipe les craintes provoquées par la séparation [FR][en][de

Publié: mardi 26 février 2008   

Malgré des tensions de plus en plus fortes dans l'ancienne province serbe, les responsables européens ont rassuré les dirigeants des Etats membres qu'ils resteraient fidèles au nouvel Etat et que le retrait du personnel européen devrait être considéré comme une mesure temporaire.

Les forces de l’OTAN au Kosovo (KFOR) et la mission de police de l’UE sont présents pour protéger « tout le territoire » du Kosovo, et non uniquement les régions peuplées principalement d’Albanais, ont déclaré le Haut représentant de l’UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Javier Solana et le sécrétaire général de l’OTAN Jaap de Hoop Scheffer après une rencontre à Bruxelles le 25 février. 

M. Solana a appelé toutes les parties à agir de manière responsable, soulignant que des relations bonnes et solides avec Belgrade sont essentielles pour l’UE. 

Ces commentaires surviennent après que 150 Serbes environ ont attaqué la police kosovare par des jets de bouteilles et de pierres à la frontière nord du nouvel Etat. Dans la ville kosovare de Mitrovica, divisée entre Serbes et Albanais, 2 000 manifestants serbes ont brûlé des drapeaux européens, obligeant le personnel de l’UE dans la région à se retirer et laissant craindre que le nouveau pays soit déjà séparé en deux. 

Le représentant de l’UE au Kosovo, Peter Feith, a exprimé son opposition à une division du Kosovo : cela ne doit pas se terminer pas la partition, même en douceur, et la création d’une entité qui romprait ses liens avec le gouvernement central. 

D’après les propos à l’AFP à Bruxelles de Yves de Kermabon, chef de la mission européenne de police, une partition constituerait une défaite. 

Parallèlement, le Premier ministre serbe Vojislav Kostunica a réitéré la position serbe : le Kosovo n’existe pas en tant qu’Etat. Il a affirmé son opposition à la décision de la majorité des Etats membres de l’UE de reconnaître l’indépendance du Kosovo (EurActiv 19/02/08). 

M. Kostunica a affirmé qu'il n'y aurait pas de « normalisation  des relations avec les Etats qui ont reconnu la proclamation unilatérale du Kosovo » tant que ces derniers ne réexaminent pas leur décision sur l'indépendance de l'ancienne province serbe. Ces propos contrecarrent les espoirs de l’UE que la Serbie signe l’accord de préadhésion à l’UE sous peu (EurActiv 07/02/08). 

La Serbie est soutenue par son traditionnel allié russe : le vice Premier ministre et probable prochain président de la Russie, Dimitri Medvedev, a assuré du soutien indéfectible de la Russie à la Serbie dans son opposition à l’indépendance du Kosovo. Il s’est exprimé après avoir rencontré M. Kostunica et le président serbe Boris Tadic à Belgrade. 

Lors de cette visite, un accord de 6,7 millions d’euros entre le géant gazier russe Gazprom et l’entreprise publique serbe Serbiagas a été signé concernant un gazoduc reliant la Russie et l’UE en passant par le territoire serbe. M. Medvedev estime que cela constitue la base de la stabilité énergétique pour l’ensemble de l’Europe à l’avenir. 

Pourtant, cet accord risque d’irriter les nations européennes et les Etats-Unis, qui font pression pour accélérer la création d’un gazoduc concurrent qui passerait plus au nord, par l’Ukraine, avec qui les relations sont actuellement plus solides qu’avec la Serbie (EurActiv 30/01/08). 

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