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L’UE et les Etats-Unis tentent de désamorcer les tensions entre la Turquie et Israël

Publié 06 juillet 2010 - Mis à jour 08 juillet 2010
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Les tensions entre la Turquie et Israël se sont intensifiées hier (5 juillet) alors qu’Ankara avait prévu qu’elle couperait les liens avec l’Etat juif à moins que celui-ci ne présente des excuses pour l’attaque meurtrière sur la flottille humanitaire qui faisait route vers Gaza, ou qu’il accepte une enquête internationale sur cet incident. EurActiv Turquie a contribué à ce reportage.

 

"Israel has three paths ahead: It either apologises or accepts the findings from an international commission investigating the raid, or Turkey will cut off ties," said Turkey's Foreign Minister Ahmet Davutoğlu, quoted by the Turkish press.

Nine people, all of Turkish nationality, were killed on 31 May, when the Israeli navy intercepted ships carrying aid and pro-Palestinian activists towards the Gaza Strip (see 'Background').

Turkey withdrew its ambassador to Israel, cancelled joint military operations and barred Israeli military aircraft from Turkish airspace after the incident.

Foreign media were quick to report that Davutoğlu's statement was the first time Ankara has explicitly threatened to cut ties with Israel, having previously said it was reviewing relations with the Jewish state.

However, Turkish officials stressed the nuances of the statement, EurActiv Turkey reported.

A spokesperson for the Ministry of Foreign Affairs, Burak Özügergin, confirmed what Davutoğlu said about Turkey-Israel relations. But he also mentioned that "diplomatic break" does not necessarily mean that Turkey would not recognise Israel at all. Instead, the break would mean that relations would be affected "in a very negative way," he explained.

Israeli Foreign Minister Avigdor Lieberman said his country had no intention of apologising.

"We don't have any intention to apologise. We think that the opposite is true," he told reporters during a visit to Latvia, according to Reuters.

US, EU come to the picture

In an effort to patch up the dispute between its two allies, the White House announced that President Barack Obama is due to meet Israel's Benjamin Netanyahu in Washington today (6 July).

In the meantime, Italian Foreign Minister Franco Frattini was quoted by French daily Le Monde as saying on Monday that he would visit Gaza "in the next few weeks," together with French EU Affairs Minister Bernard Kouchner and Spanish colleague Miguel Angel Moratinos.

The visit reportedly comes at the invitation of Israeli Foreign Minister Lieberman, who invited EU representatives to monitor the softening of import restrictions in the Gaza Strip, announcing plans to allow "civil" goods into the enclave.

Frattini said he was worried about talk of "severing relations" between Israel and Turkey.

"It is better to turn towards the future […] and wait for the results of the Israeli inquiry [over the flotilla attack]," he was quoted as saying.

However, Turkey is insisting on an international inquiry and rejects the idea that the instigators of the killings should also be the investigators.

Speaking about the EU's reaction to the flotilla attack, Turkey's European Affairs Minister and chief EU negotiator Egemen Bagiş said the first reaction by Catherine Ashton, the Union's High Representative for Foreign Affairs, which called for an inquiry by Israel, had been "a joke" (EurActiv 10/06/10).

In that reaction, Ashton had called on the Israelis themselves to investigate the incident. But Bagiş added that the next statement by Ashton on behalf of the EU-27 had been better.

Réactions : 

Şahin Alpay, du quotidien turc Zaman Daily, a clairement exprimé son point de vue sur ce qui devrait désormais arriver, affirmant qu'Israël devait répondre à la demande d'Ankara d'améliorer ses relations avec la Turquie. Toutefois, le plus important, serait qu'Israël reprenne ses esprits et comprenne qu'il ne peut pas garantir sa sécurité en continuant à occuper et opprimer le peuple palestinien et en se reposant sur le seul pouvoir militaire, considérant comme ennemis tous ceux qui désapprouvent sa politique militariste.

Si Israël souhaite reprendre ses relations avec la Turquie, il devrait s'excuser. S'il ne le fait pas, M. Alpay  pense que les relations devront être suspendues au moins jusqu'à ce que soit mis en place un nouveau gouvernement qui s'excuserait. 

Contexte : 

Israël peut emprunter trois chemins : soit il présente ses excuses, soit il accepte les conclusions d’une commission internationale enquêtant sur le raid, soit la Turquie va couper les liens, a dit le ministre des affaires étrangères Ahmet Davutoğlu, cité par la presse turque.

Neuf personnes, toutes de nationalité turque, ont été tuées le 31 mai, lorsque la marine israélienne a intercepté des bateaux transportant de l’aide et des activistes pro palestiniens vers la bande de Gaza (voir «Contexte»).

La Turquie a retiré son ambassadeur d’Israël, annulé les opérations militaires conjointes et a bloqué les avions militaires de l’espace aérien turc après l’incident.

Les médias étrangers ont été prompts à rapporter que la déclaration de M. Davutoğlu marquait la première fois qu'Ankara menace explicitement de couper les liens avec Israël, alors que précédemment ils avaient dit que la Turquie renouvelait ses liens avec l’Etat juif.

Toutefois, les officiels turcs insistent sur les nuances de la déclaration, a rapporté EurActiv Turquie.

Un porte-parole pour le ministère des affaires étrangères, Burak Özügergin, a confirmé ce que M. Davutoğlu a dit à propos des relations entre la Turquie et Israël. Mais il a également mentionné qu’une « rupture diplomatique » ne signifiait pas nécessairement que la Turquie refuserait de reconnaître Israël entièrement. La rupture signifiera plutôt que les relations seront affectées de manière très négative, a-t-il expliqué.

Le ministre des affaires étrangères israélien Avigdor Lieberman a dit que son pays n’avait pas l’intention de présenter ses excuses.

Nous n’avons nullement l’intention de nous excuser. Nous pensons que l’opposé est vrai, a-t-il dit aux journalistes lors d’une visite en Lettonie, selon Reuters.

L’UE et les Etats-Unis s’impliquent

Pour essayer d'arranger le conflit entre les deux alliés, la Maison Blanche a annoncé que le président Barack Obama devait rencontrer l’israélien Benjamin Netanyahu à Washington aujourd’hui (6 juillet).

En attendant, le ministre des affaires étrangères italien Franco Frattini a été cité par le journal français Le Monde pour avoir dit ce lundi qu’il se rendrait à Gaza dans les prochaines semaines, accompagné du ministre des affaires étrangères français Bernard Kouchner et de son collègue espagnol Miguel Angel Moratinos.

D’après certaines informations, la visite résulte d’une invitation lancée par le ministre des affaires étrangères israélien M. Lieberman, qui a invité les représentants de l’UE à surveiller l’assouplissement des restrictions sur l’import dans la bande de Gaza, annonçant leur intention d’autoriser des biens « civils » dans l’enclave.

M. Frattini a fait part de son inquiétude concernant les pourparlers sur la séparation des relations entre Israël et la Turquie.

Il vaut mieux se tourner vers le futur (…) et attendre les résultats de l’enquête israélienne (sur l’attaque de la flottille), selon sa citation.

Cependant, la Turquie insiste pour qu'une enquête internationale soit menée et rejette l’idée que les instigateurs de la tuerie soient également les enquêteurs.

En parlant des réactions européennes à l’attaque de la flottille, le ministre des affaires européennes turc et négociateur de l'UE en chef Egemen Bagis a dit que la première réaction de Catherine Ashton, la haute représentante aux affaires étrangères de l’Union, requérant une enquête menée par Israël, était une blague (EurActiv 10/06/10).

Lors de cette première réaction, Mme Ashton avait fait appel aux Israéliens afin que ceux-ci enquêtent sur l’incident. Mais M. Bagis a ajouté que la seconde déclaration de Mme Ashton au nom de l’UE des 27 avait été meilleure.

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