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La résolution du différend frontalier entre la Croatie et la Slovénie est victime d'une querelle interne

Publié 05 mai 2010 - Mis à jour 10 mai 2010
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Le parlement slovène a décidé lundi (3 mai) d'organiser un référendum pour décider de l'adoption ou du rejet d'une loi destinée à solutionner le différend frontalier du pays avec la Croatie. L'opposition slovène de centre droit a indiqué qu'elle ferait campagne contre cette législation.

Le 6 juin, les Slovènes devront répondre à une question plutôt difficile : soutenez vous la mise en œuvre de la Loi sur la ratification de l'accord d'arbitrage entre le gouvernement de la République de Slovénie et le gouvernement de la République de Croatie, qui a été adoptée par le Parlement slovène lors de sa session du 19 avril 2010, devenant valide ?

L'accord a été signé en novembre dernier par les premiers ministres slovène et croate Borut Pahor et Jadranka Kosor, et ratifié par les deux parlements (EurActiv 30/09/10).

Le parlement croate compte 153 membres. Lors de la session parlementaire en question, une faible majorité de députés avait voté en faveur du recours à l'arbitrage international pour résoudre le différend frontalier. 78 des 82 députés participant à la session ont voté pour et aucun d'entre eux n'a voté contre.

Le premier ministre slovène Borut Pahor a déclaré que le rejet de l'accord serait une erreur désastreuse pour la Slovénie, ajoutant que l'accord offrait la bonne réponse à cette querelle frontalière de longue date et protégeait les intérêts vitaux de la Slovénie, a rapporté l'agence croate HINA.

La coalition de gauche au pouvoir en Slovénie a déjà débuté sa campagne visant à persuader les électeurs de soutenir cette loi et l'accord avec la Croatie.

Mais l'opposition de centre droit a insisté sur le fait que l'accord était désavantageux pour la Slovénie, parce qu'il ne garantissait aucun accès direct aux eaux internationales. Ils veulent que le cabinet Pahor démissionne si l'accord est rejeté au moment du référendum.

Contexte : 

La Croatie devrait être le premier pays à rejoindre l’UE depuis l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie en 2007. Ce pays devrait avoir achevé ses négociations d’adhésion en 2010 (EurActiv 11/02/10).

Toutefois, lors de la présidence française de l'UE, la Slovénie a bloqué l'ouverture de neuf chapitres de négociations sur 10 avec Zagreb en raison d'un différend frontalier toujours pendant (EurActiv 18/12/08).

En septembre 2009, les premiers ministres des deux pays ont convenu que cela ne devrait pas constituer un obstacle à l'adhésion de la Croatie (EurActiv 30/09/10).

Le conflit frontalier entre la Slovénie et la Croatie est lié à de petites poches de terre le long de la côte adriatique, qui pourraient se révéler importantes si elles s’accompagnaient de droits exclusifs aux zones de grand fond. Contrairement à la Slovénie, la Croatie a une longue ligne côtière, ce qui pousse la première à tenter de faire valoir ses droits d’Etat géographiquement désavantagé.

 

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