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Le problème du Kosovo sera réglé après l'adhésion de la Serbie, selon un diplomate

Publié 03 mars 2010 - Mis à jour 05 mars 2010
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Une solution définitive au problème du Kosovo pourra être trouvée une fois que la Serbie sera membre de l'UE, a déclaré lors d'un entretien avec EurActiv Allemagne Ivo Visković, ambassadeur serbe auprès de Berlin.

La Serbie est prête à trouver un compromis sur la reconnaissance et la souveraineté du Kosovo mais n'acceptera pas de proposition basée sur l'état actuel des choses, a dit le diplomate.

Soulignant qu'une solution pour le Kosovo n'était pas une condition officielle de l'adhésion de la Serbie, M. Visković a ajouté : la situation au Kosovo pourrait être entièrement réglée après notre adhésion à l'UE.

La décision de la Cour internationale de Justice, qui a examiné la légalité de la déclaration d'indépendance du Kosovo sur demande de la Serbie, devrait être rendue en juin, a-t-il affirmé (EurActiv 01/12/09).

L'ambassadeur a expliqué que Belgrade serait prête à renégocier après cette décision, ajoutant que la soit disant solution d'aujourd'hui n'était pas acceptable pour les Serbes. Il s'agissait d'une tentative pour imposer une solution préparée par d'autres, et qui n'a pas l'aval de la Serbie.

Alors que la Serbie est prête à faire certains sacrifices et concessions, elle n'acceptera pas l'acquisition par le Kosovo d'une souveraineté internationale ou militaire formelle, a-t-il affirmé.

Le diplomate a affirmé que le leadership actuel en Serbie ne croyait pas que Belgrade règnerait de nouveau sur le Kosovo, mais il a néanmoins souligné le besoin d'une solution équitable pour tout le monde.

La Serbie veut un traitement équitable

M. Visković a également affirmé que la Serbie se préparait de manière graduelle à l'intégration à l'UE, et que le rythme de l'avancée vers cet objectif ne devait pas être ralenti par le scepticisme des Etats membres ni par les questions extérieures, comme la reconnaissance du Kosovo.

Bien que l'UE se garde bien de mentionner des dates d'adhésion pour les pays des Balkans occidentaux, le diplomate serbe a mis en avant 2014 comme une date possible.

Personne en Serbie ne sera en colère si l'UE repousse l'adhésion de la Serbie en 2014 car nous ne sommes pas encore parvenus aux standards européens nécessaires. Toutefois, les gens ont peur que l'UE puisse dire que la Serbie est presque prête mais qu'il n'existe aucune perspective européenne pour elle à cause de l'attitude de certains pays, ou à cause de telle ou telle circonstance extérieure, a-t-il ajouté.

L'adhésion de la Serbie à l'UE doit être fondée sur les seuls progrès de la Serbie, non pas sur les développements dans des pays tiers ou sur des problèmes à l'intérieur de l'UE, a-t-il ajouté.

M. Visković a mis en avant les progrès de la Serbie en matière de respect des critères et conditions fixées par l'UE, comme par exemple pour la libéralisation des visas (EurActiv 01/12/09).

Nous méritons l'adhésion de part notre situation géographique, notre système de valeurs, notre culture, notre système politique et notre système économique. Nous ne sommes pas un pays arriéré. Nous croyons avec vigueur que nous pouvons atteindre les standards européens, même si nous avons certaines caractéristiques qui peuvent paraître étranges pour certains au sein de l'UE, a-t-il dit.

Pour lire cet entretien dans son intégralité, cliquez ici.

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