L'ensemble des commentateurs s'accordent pour affirmer que le Polonais Karol Wojtyla (devenu pape sous le nom de Jean-Paul II) a pesé sur le cours de l'histoire du XXème siècle, en jouant notamment un rôle important dans la phase d'effondrement du communisme. Même s'il n'est pas directement à l'origine de la chute des régimes communistes en Europe centrale et orientale, Jean-Paul II a, par son message, directement inspiré l'action de plusieurs chefs de file de l'opposition au communisme, notamment celle du Polonais Lech Walesa.
Plus controversées furent ses prises de position en matière de moeurs, marquées du sceau d'un conservatisme intransigeant. Ses vues sur l'avortement, l'utilisation du préservatif en pleine épidémie de sida, la recherche sur les cellules-souches ou le rôle des femmes au sein de l'Eglise ont manifestement rebuté certains catholiques progressistes, lesquels appelaient de leurs voeux la mise en oeuvre de réformes fondamentales.
Le pape est également intervenu dans les discussions menées en vue de l'élaboration de la future Constitution européenne, réclamant en vain l'ajout d'une référence directe à l'héritage chrétien de l'Europe dans la version finale du texte. Malgré cet échec, Jean-Paul s'est prononcé en faveur de la ratification de la Constitution.
Pour la plupart des commentateurs, une conclusion s'impose : peu de dirigeants mondiaux ont été en mesure, lors de ces 25 dernières années, d'exercer un magistère politique et moral comparable à celui de Jean-Paul II.



