L'Islande, une île de 320 000 habitants dans le grand nord de l'Europe, s’est montrée réticente à rejoindre l’Union pendant des décennies et a candidaté l'an dernier seulement lorsque la crise financière a dévasté son système bancaire.
Le 24 février, la Commission européenne donnera son avis, recommandant de commencer les négociations d'adhésion, a confié le fonctionnaire à Reuters.
On peut s'attendre à des discussions d'adhésion rapides, car le pays est mieux préparé que les autres prétendants à l'UE et fait déjà partie du marché unique de l'UE et de son espace Schengen sans frontières.
Cependant ses aspirations sont désormais compromises en partie à cause d’un différend avec les Pays-Bas et le Royaume-Uni, qui concerne une perte de 5 milliards de dollars de dettes lors de la crise bancaire du pays fin 2008.
Des fonctionnaires de ces trois pays vont commencer à discuter cette semaine pour essayer de trouver un accord sur la façon dont l'Islande devra rembourser. Tous les progrès seront importants pour faire avancer les discussions sur l'UE rapidement.
Le ministre des Finances islandais a déclaré hier que les discussions se poursuivraient dans les jours qui viennent.
Le Royaume-Uni et les Pays-Bas affirment que l'Islande leur doit de l'argent pour rembourser les épargnants qui ont perdu de l'argent sur des comptes en ligne durant la crise financière.
Outre la question du remboursement, l'Islande va certainement être confrontée à des discussions musclées sur l'accès à donner aux Etats membres sur ses riches zones de pêche, moteur clé de son économie.
La décision d'entamer les négociations d'adhésion devrait être validée par le collège de 27 commissaires européens mercredi
(EurActiv avec Reuters, traduit de l'anglais par EurActiv).




