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Madrid voit un progrès imminent sur la Macédoine

Publié 05 février 2010
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Le ministre des affaires étrangères espagnol Miguel Angel Moratinos, dont le pays est à la tête de la présidence tournante de l'UE, a déclaré qu'il pensait qu'une solution à la longue dispute "de nom" entre Skopje et Athènes serait bientôt trouvée.

Lorsqu'il s'est adressé à la commission des affaires extérieures du Parlement européen hier (4 février), M. Moratinos a semblé optimiste sur la question de la "dispute de nom" qui oppose les deux pays voisins. La "dispute de nom" entre la Grèce et la Macédoine a reporté la décision de l'UE d'ouvrir les discussions sur l'adhésion de Skopje (EurActiv 08/12/09). Lorsque les eurodéputés l'ont interrogé, il a dit qu'il pensait que la présidence espagnole pouvait trouver une solution par rapport à la Macédoine et a salué l'excellente attitude du nouveau gouvernement socialiste en Grèce. Les eurodéputés ont demandé au ministre des affaires étrangères espagnol si l'UE était prête à désigner un représentant spécial pour la région, un poste qui serait similaire à celui de Matthew Nimetz, un diplomate américain qui est le représentant spécial de l'ONU sur la dispute de nom. M. Moratinos ne rejette pas cette idée, mais il semble dire que nommer davantage de négociateurs ne fait pour le moment pas parti des projets de la présidence de l'UE. Il a ajouté qu'il se rendrait lui-même en Macédoine très prochainement. D'après la presse des Balkans, M. Nimetz sera en visite à Skopje et à Athènes pendant les deux prochaines semaines, avec de "nouvelles idées". Dans un autre manœuvre diplomatique, le premier ministre macédonien Nikola Gruevski a appelé son homologue grec George Papandreou mercredi pour l'inviter à le rejoindre en Macédoine ou dans un autre lieu, qu'ils détermineraient par un accord mutuel. La rencontre devrait contribuer à un plus grand développement des relations bilatérales et aux efforts pour régler le seul problème en cours entre les deux pays, d'après un communiqué de presse. La Croatie sur le point de clôturer certains chapitres M. Moratinos a dit qu'il se rendrait également en Croatie, se montrant encore une fois optimiste sur la résolution de la dispute entre le pays candidat et son voisin de l'UE la Slovénie. En novembre dernier, Zagreb et Ljubljana ont signé un accord de conciliation concernant leur frontière, ce qui a aidé à dégeler les négociations d'adhésion à l'UE de la Croatie. Cependant le problème en lui-même n'est toujours pas résolu et pourrait toujours avoir un impact négatif sur les ambitions d'adhésion de Zagreb (EurActiv 04/11/09). M. Moratinos a ajouté que la Croatie était une priorité absolue, et que deux chapitres pour l'adhésion seraient fermés ce mois-ci.

Réactions : 

Le vice-ministre grec des affaires étrangères Dimitris Droutsas a récemment exposé la position de son pays sur la "dispute de nom" dans un entretien avec le quotidien new-yorkais grécophone " Ethnikos Kiryx". M. Droutsas a dit que l'ancienne administration de George W. Bush avait compliqué les choses, car elle s'est mise du côté de la Macédoine et reconnu le nom qui figure dans sa Constitution. Il a ajouté : la position de la Grèce est claire : nous cherchons un nom erga omnes avec un qualificatif géographique. Nous pensons que les Etats-Unis peuvent jouer un rôle constructif dans ce sens et c'est pourquoi il est important qu'ils aient une vision claire des positions de la Grèce. L'incapacité de l'UE à mettre la pression sur la Grèce pour qu'elle respecte un accord qui dispose qu'Athènes ne doit pas bloquer les candidatures de la Macédoine pour rejoindre des organisations internationales a davantage encouragé les positions nationalistes radicales en Macédoine, écrit Gjergji Vurmo, directeur du "Centre for European and Security Affairs" de l'" Institute for Democracy and Mediation." (institut pour la démocratie et la médiation) basé à Tirana. Dans un article publié par Balkan Insight.com, M. Vurmo soutient que, tout comme d'autres pays des Balkans occidentaux ayant des perspectives d'adhésion à l'UE et qui sont confrontés à des problèmes bilatéraux, la Macédoine pourrait commencer à perdre la foi dans es bienfaits de l'intégration européenne.  

Moratinos: Solution in sight
Contexte : 

En avril 2008, Athènes a mis son veto à la volonté de la Macédoine de rejoindre l’OTAN, expliquant que le nom « Macédoine » pourrait conduire Skopje à faire valoir des revendications territoriales concernant la province homonyme du nord de la Grèce (EurActiv 04/04/08). En conséquence, la Macédoine ne peut toujours pas prétendre à l’ouverture de négociations d’adhésion avec l’UE, malgré le fait qu’elle ait reçu le statut de pays candidat depuis décembre 2005. En raison de l'insistance de la Grèce, dans les documents officiel de l’UE, la Macédoine n’apparaît toujours pas sous son nom : on s’y réfère en tant qu’ «ancienne république yougoslave de Macédoine» (ARYM). Le commissaire à l’Elargissement Olli Rehn a prévenu de manière répétée que la non résolution de cette dispute de dénomination avec la Grèce pourrait affecter négativement l’agenda européen de la Macédoine. D’autre part, les négociations sous l’égide de l’ONU pour résoudre le différend font peu de progrès.

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