Les ministres des Affaires étrangères se réunissent à Bruxelles pour une rencontre de deux jours, qui pour la première fois sera appelée par deux nouveaux titres : le Conseil Affaires générales (CAG) et le Conseil des Affaires étrangères (CAE), qui remplacent l’ancien Conseil Affaires générales et relations extérieures. Ces changements font suite à l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne et à l’avènement d’un Haut représentant aux Affaires extérieures et à la politique de sécurité.
Ces rencontres, présidées par la présidence suédoise de l’UE, prépareront le sommet de l’UE des 10 et 11 décembre, où des décisions sur l’élargissement devraient être prises, alors que d’autres sujets tels que les discussions sur le climat de Copenhague seront également débattus. La Macédoine espère tout particulièrement se voir fixer une date pour commencer les négociations d’adhésion (EurActiv 23/10/09), la Serbie souhaite un déblocage de l’entrée en vigueur de l’ accord de stabilisation et d'association afin qu’elle puisse déposer sa candidature d’adhésion (EurActiv 03/11/09), et la Turquie espère une nouvelle impulsion dans se pourparlers avec l’UE en vue de son adhésion (EurActiv 24/11/09).
M. Kukan, un ancien ministre des Affaires étrangères slovaque resté longtemps à ce poste et qui préside désormais la délégation du Parlement pour les relations avec l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Serbie, le Monténégro et le Kosovo, a confié à EurActiv qu’il craignait que le veto grec sur l’adhésion de Skopje ne porte préjudice à la situation politique interne de la Macédoine.
L’eurodéputé a également mis la Macédoine en garde conte un retour du nationalisme dans l’hypothèse d’un veto grec durant le sommet. Le gouvernement du premier ministre Nikola Gruevski bénéficie d’un fort soutien populaire, a-t-il dit.
Il pourrait être utilisé de deux manières : soit pour approuver les courageuses décisions politiques sur la querelle de nom, soit pour exacerber le nationalisme, a-t-il ajouté.
En reconnaissant que la Macédoine avait eu recours à la provocation, M. Kukan a surtout blâmé la Grèce pour ne pas avoir progressé sur la dispute de nom.
L’ancien ministre des Affaires étrangères a dit avoir une excellente opinion du nouveau premier ministre grec George Papandreou, qu’il a qualifié de « plus raisonnable des hommes politiques grecs ».
S’il n’y a pas de progrès pendant le mandat de George Papandreou, je ne vois vraiment pas comment l’on pourrait résoudre la dispute de nom, a-t-il ajouté.



