Lors du second tour de l’élection, la première ministre Ioulia Tymochenko, qui joua un rôle clef au moment de la Révolution orange de novembre 2004, sera opposée à Viktor Ianoukovitch, l’ancien président russophile arrivé en tête au premier tour (EurActiv 18/01/10).
Les observateurs électoraux internationaux de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) ont affirmé que le premier tour de l’élection présidentielle de 2010 avait été de haute qualité et que cela montrait des progrès significatifs par rapport aux scrutins précédents, a rapporté Reuters.
La Pologne soutient avec force l’adhésion de son grand voisin de l’est à l’UE et à l’OTAN. La Russie considère l’Ukraine comme faisant partie de sa sphère d’influence et se montre tout particulièrement opposée à l’adhésion des anciennes républiques soviétiques à l’OTAN, son ancien ennemi de la guerre froide.
Nous verrons qui les Ukrainiens choisiront lors du second tour, mais je crois que la direction que prendra l’Ukraine est d’ores et déjà fixée. Je ne vois pas comment on pourrait faire machine arrière. L’Ukraine fait partie de l’Europe, a confié le conseiller présidentiel polonais Mariusz Handzlik à Reuters.
Le ministre des affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski a fait écho aux commentaires de M. Handzlik plus tard dans la journée de mardi, expliquant que Varsovie était prête à apporter son soutien à la candidature de l’Ukraine à l’UE si Kiev souhaitait continuer dans cette voie.
La Pologne souhaite avoir les meilleures relations possibles avec tout président ukrainien élu démocratiquement. Nous respecterons la décision de la nation ukrainienne quelle qu’elle soit, a-t-il dit.
Le seul fait que l’Ukraine va avoir à son actif une autre élection démocratique est une grande victoire qui créée de bonnes perspectives pour un approfondissement futur des relations avec la communauté transatlantique, a déclaré M. Sikorski lors d’une conférence de presse.
M. Handzlik a déclaré que l’UE avait besoin à la fois de l’Ukraine et de la Turquie afin de devenir un véritable acteur mondial. Contrairement à l’Ukraine, la Turquie est déjà une candidate officielle aux négociations d’adhésion.
Cela prendra certainement du temps, bien sûr, mais il y a sans aucun doute une place pour ces deux pays dans l’Union, a conclu M. Handzlik.
(EurActiv avec Reuters. Article traduit de l’anglais par EurActiv).


