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La Pologne assure l’Ukraine de son soutien sur la route de l’UE [FR]

Publié 20 janvier 2010 - Mis à jour 31 août 2011
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A la suite du déroulement sans heurts et transparent du premier tour des élections présidentielles ukrainiennes le 17 janvier, les autorités polonaises ont affirmé que, peu importe qui sera le vainqueur, le processus démocratique montre que l’Ukraine est bien ancrée sur la route de l’adhésion à l’UE.

Lors du second tour de l’élection, la première ministre Ioulia Tymochenko, qui joua un rôle clef au moment de la Révolution orange de novembre 2004, sera opposée à Viktor Ianoukovitch, l’ancien président russophile arrivé en tête au premier tour (EurActiv 18/01/10).

Les observateurs électoraux internationaux de l’Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE) ont affirmé que le premier tour de l’élection présidentielle de 2010 avait été de haute qualité et que cela montrait des progrès significatifs par rapport aux scrutins précédents, a rapporté Reuters.

La Pologne soutient avec force l’adhésion de son grand voisin de l’est à l’UE et à l’OTAN. La Russie considère l’Ukraine comme faisant partie de sa sphère d’influence et se montre tout particulièrement opposée à l’adhésion des anciennes républiques soviétiques à l’OTAN, son ancien ennemi de la guerre froide.

Nous verrons qui les Ukrainiens choisiront lors du second tour, mais je crois que la direction que prendra l’Ukraine est d’ores et déjà fixée. Je ne vois pas comment on pourrait faire machine arrière. L’Ukraine fait partie de l’Europe, a confié le conseiller présidentiel polonais Mariusz Handzlik à Reuters.

Le ministre des affaires étrangères polonais Radoslaw Sikorski a fait écho aux commentaires de M. Handzlik plus tard dans la journée de mardi, expliquant que Varsovie était prête à apporter son soutien à la candidature de l’Ukraine à l’UE si Kiev souhaitait continuer dans cette voie.

La Pologne souhaite avoir les meilleures relations possibles avec tout président ukrainien élu démocratiquement. Nous respecterons la décision de la nation ukrainienne quelle qu’elle soit, a-t-il dit.

Le seul fait que l’Ukraine va avoir à son actif une autre élection démocratique est une grande victoire qui créée de bonnes perspectives pour un approfondissement futur des relations avec la communauté transatlantique, a déclaré M. Sikorski lors d’une conférence de presse.

M. Handzlik a déclaré que l’UE avait besoin à la fois de l’Ukraine et de la Turquie afin de devenir un véritable acteur mondial. Contrairement à l’Ukraine, la Turquie est déjà une candidate officielle aux négociations d’adhésion.

Cela prendra certainement du temps, bien sûr, mais il y a sans aucun doute une place pour ces deux pays dans l’Union, a conclu M. Handzlik.

(EurActiv avec Reuters. Article traduit de l’anglais par EurActiv). 

Réactions : 

L’eurodéputé polonais Pawel Kowal (Conservateurs et réformistes européens – ECR), président de la délégation du Parlement européen pour les élections présidentielles en Ukraine, a commenté le premier tour en disant que le peuple d’Ukraine avait un véritable choix démocratique entre un grand nombre de candidats. Un accès ouvert à l’information à propos des candidats et de leurs programmes a permis aux électeurs ukrainiens de faire une utilisation bien fondée de ce choix pluraliste, a-t-il dit. 

L’eurodéputé polonais Marek Siwiec (S&D) a affirmé qu’en regardant les dernières élections présidentielles de 2004/2005, les standards et mécanismes démocratiques, et en particulier dans cette élection, ont réellement placé l’Ukraine au niveau de l’Union européenne.

L’eurodéputé lituanien Algirdas Saudargas (PPE) a souligné ce point, affirmant que des élections libres et justes sont la meilleure garantie pour l’Ukraine de pouvoir continuer sa route sur le chemin de l’UE.

Prochaines étapes : 
  • 7 fév. 2010 : Second tour des élections présidentielles ukrainiennes
Contexte : 

Il y a eu trois élections en Ukraine de 2004 à 2007 et d’autres élections auraient pu avoir lieu en 2008 avant que le président n’annule l’ordre de dissolution du Parlement.

Viktor Iouchtchenko a été élu président en 2004 après des semaines de grandes « manifestations oranges » contre les fraudes du scrutin, qui ont engendré des politiques visant à faire sortir l’Ukraine de l’ombre de son voisin géant, la Russie. Le dirigeant de l’opposition pro-russe Viktor Ianoukovitch avait été à l’origine déclaré comme vainqueur, mais le résultat s’est inversé et M. Iouchtchenko a gagné après un nouveau vote.

La plus grande partie du conflit interne au sein du « camp orange » concernait l’antagonisme entre M. Iouchtchenko et son ancienne alliée Mme Tymochenko.

M. Iouchtchenko a en premier lieu nommé Mme Tymochenko première ministre en 2005. Il l’a renvoyée de son gouvernement quelques mois plus tard, estimant que la croissance économique avait ralenti sous son mandat. M. Iouchtchenko a tenté de conclure un accord avec M. Ianoukovitch en août 2006 mais a ensuite dissout le Parlement, accusant l’homme politique pro-russe de vouloir le déloger.

Mme Tymochenko est redevenue première ministre en décembre 2007, après que son parti et celui de M. Iouchtchenko ont gagné de façon combinée 228 sièges parmi les 450 du parlement. Mme Tymochenko a demandé au président de démissionner à maintes reprises. Les dirigeants européens ont fait souvent part de leur amertume concernant le conflit politique interne inopportun entre les deux anciens alliés de la révolution orange (EurActiv 04/09/08).

18 candidats ont déposé des documents pour être enregistrés en tant que candidats. A la toute fin de sa campagne, Mme Tymochenko a promis que son pays deviendrait membre de l’UE si elle est élue présidente (EurActiv 15/01/10).

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