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La Roumanie « sous pression » mais décidée à se conformer à ses obligations [FR]

Publié 07 janvier 2010
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La crise économique a mis la pression sur les dirigeants politiques roumains, mais cela ne devrait pas empêcher le gouvernement de respecter ses obligations internationales, a déclaré Lazăr Comănescu, ambassadeur roumain à Berlin à EurActiv Allemagne lors d’un entretien fleuve. 

S’exprimant sur l’échec du vote de confiance, qui a entraîné la chute de la grande coalition gouvernementale d’Emil Boc (EurActiv 14/10/09), M. Comănescu, diplomate de carrière et ancien ministre des affaires étrangères, a déclaré que de tels revers étaient normaux dans un pays démocratique comme la Roumanie.

Au lieu d’évoquer les difficultés, le fonctionnaire roumain a mis en avant le fait que son pays était tenu par des accords qui ont récemment permis au pays de s’assurer une enveloppe d’aide de 18 milliards d’euros de la part du FMI, que Bucarest espère recevoir en février. La crise gouvernementale ne devrait pas être considérée comme une excuse pour bafouer les accords internationaux et éviter de combattre les problèmes du pays, a-t-il dit.

Le 23 décembre, la coalition centriste roumaine du premier ministre Emil Boc a remporté un vote de confiance parlementaire, mettant un terme à une période prolongée d’incertitude politique. 

L’accord avec le FMI et la Commission européenne doit être mis en œuvre, nonobstant l’identité du détenteur du pouvoir. La compétitivité du travail roumain réside également dans les hauts niveaux de productivité et d’éducation de ses travailleurs, a-t-il insisté, donnant pour exemple le géant des télécoms Nokia, qui a déplacé certaines de ses activités en Roumanie.

Interrogé sur les problèmes persistants de la communauté Rom, il a affirmé que bien qu’il reste du travail à faire à cet égard, la Roumanie devait être considérée comme un pays ayant intégré avec succès ses différentes minorités allemandes, hongroises et roms.

En référence à cette dernière, l’ambassadeur a évoqué la nécessité d’une approche européenne mieux coordonnée avec des efforts destinés à l’intégration sociale, notamment la facilitation des échanges d’expérience et […]  le financement de projets afin d’améliorer l’intégration sociale et l’accès à une éducation appropriée.

Interrogé sur le futur de l’élargissement et plus particulièrement sur la Turquie, M. Comănescu a expliqué qu’il était nécessaire pour l’Europe de rester cohérente dans sa promesse faite à la Turquie, soulignant que faire marche arrière sur la perspective de l’adhésion de la Turquie serait un coup sérieux porté à la crédibilité de l’UE.

Il a également critiqué ceux qui affirment que l’expérience négative de l’élargissement à la Roumanie et la Hongrie était défavorable au cas turc et à son avenir dans l’UE. Ce sont des arguments populistes et superficiels. Tous les élargissements antérieurs ont été un succès pour l’Europe, a insisté M. Comănescu.

Pour lire cet entretien dans son intégralité, cliquez ici. 

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