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Mettre une annonceLe ministre français de l'Intérieur estime qu'il est nécessaire de "suspendre" le processus d'élargissement de l'UE après l'adhésion de la Bulgarie et de la Roumanie. M. Sarkozy confirme ainsi son hostilité à l'égard d'une éventuelle entrée de la Turquie dans l'Union.
Nicolas Sarkozy, l'un des favoris de la prochaine élection présidentielle française, juge que l'Union européenne doit suspendre son processus d'élargissement à d'autres pays tant qu'elle n'aura pas trouvé une issue à la crise politique provoquée par les "non" français et néerlandais à la Constitution. M. Sarkozy a précisé qu'un tel coup d'arrêt ne devrait pas concerner la Bulgarie et la Roumanie - laissant en revanche entendre que les autres pays candidats, déclarés ou non (Turquie, Croatie, Bosnie, Macédoine, Ukraine) devraient se montrer patients, voire abdiquer tout espoir d'adhésion.
Les propos de M. Sarkozy, tenus lundi 27 juin, interviennent deux jours avant la présentation par la Commission d'un ensemble de règles destinées à servir de cadre aux négociations d'adhésion entre l'UE et la Turquie. Les gouvernements des Etats membres doivent approuver ce document avant le début officiel des négociations avec Ankara, fixé au 3 octobre 2005.
Plusieurs dirigeants européens se sont efforcés de minimiser la portée des commentaires de M. Sarkozy. "L'Europe doit respecter ses engagements, même si ceux-ci sont impopulaires", a déclaré le ministre allemand des affaires étrangères, Joschka Fischer.
Le Royaume-Uni, qui doit exercer la présidence de l'Union lors du second semestre 2005, est extrêmement favorable à la candidature de la Turquie à l'entrée dans l'Union. Londres a fait de l'ouverture des négociations d'adhésion avec Ankara l'une des priorités de sa présidence.