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La Serbie forme un gouvernement pro-européen [FR]

Publié 14 mai 2007
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Tomislav Nikolic, président ultranationaliste du Parlement devrait quitter son poste, soulevant l'espoir d'engager le pays sur la voie de l'UE.

Le 12 mai 2007, le Parlement de Serbie a choisi son nouveau gouvernement. Vojislav Kostunica devrait rester au poste de premier ministre au sein d'une nouvelle coalition gouvernementale entre trois partis libéraux et pro-européens, le parti démocratique de Serbie (DSS) de Kostunica, le parti démocratique (DS) du président Tadic et le parti néo-libéral G17.

L'ultranationaliste Tomislav Nikolic a annoncé qu'il démissionerait de la présidence du Parlement le 13 mai 2007. Son parti radical (SRS) avait remporté la majorité des sièges lors des élections de janvier 2007 sans toutefois parvenir à former un gouvernement.

Les dirigeants de l'UE ont salué ces avancées politiques. Le 11 mai 2007, le commissaire à l'élargissement Olli Rehn a annoncé qu'en cas de réformes et de formation d'un gouvernement pro-européen en Serbie, "la route de la Serbie en direction de l'UE serait immédiatement revitalisée".

Il a par la suite proposé de signer des accords facilitant l'obtention de visas ainsi que des accords de réadmission, et de reprendre les négociations sur un accord de stabilisation et d'association (ASA), constituant la première étape d'une candidature d'adhésion à l'UE. L'Union européenne avait suspendu les discussions en 2006, en raison d'un manque de coopération de la Serbie vis-à-vis des criminels de guerre.

Le commissaire Rehn a ajouté : "Je fais confiance aux dirigeants pour qu'ils prennent conscience de leurs responsabilités et qu'ils choisissent un avenir européen pour la Serbie, au lieu de laisser retomber le pays dans son passé nationaliste".

Le haut-représentant de l'UE pour la politique étrangère, Javier Solana, a indiqué : "Il revient désormais à la Serbie de transformer sa vision d'un avenir européen en réalité concrète. L'UE soutiendra pleinement les efforts de la Serbie".

Dans le même temps, le Conseil de sécurité des Nations Unies, discute afin de mettre au point un projet de résolution qui prévoit l'indépendance de la province serbe du Kosovo. Ce texte, soutenu par l'UE et les Etats-Unis reprend, les principales propositions du plan Ahtisaari. Il souhaite l'élaboration d'une constitution pour le Kosovo sous 90 jours, suivie par des élections générales dans un délai de 9 mois.

Si ce plan a été bien accueilli par la population albanaise, la Serbie, soutenue par la Russie, reste toutefois opposée à l'indépendance du Kosovo.

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