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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
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Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceAlors que l’optimisme grandit en amont de l’arrivée à Belgrade demain (4 novembre) du procureur principal de la Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPIY), le président serbe Boris Tadić a annoncé que son pays pourrait remettre sa candidature à l’adhésion de l’UE avant la fin de l’année.
Belgrade s’est vu offrir la possibilité de signer un accord de stabilisation et d’association (ASA) en avril 2008, alors que l’Union entendait dynamiser les forces pro-européennes en amont d’élections nationales cruciales (EurActiv 30/04/09).
La Serbie a ratifié l’ASA en septembre 2008 (EurActiv 09/09/08). Cependant, cet accord doit encore entrer en vigueur, ce qui amène la Commission européenne à considérer la demande d’adhésion comme prématurée.
Du côte de l’UE, la position du gouvernement néerlandais est actuellement le seul obstacle restant à la mise en œuvre de l’ASA. Certains Etats membres de l’UE ont fait pression pour que l’ASA soit ratifié depuis la capture du criminel de guerre Radovan Karadzic en juillet 2008 (EurActiv 22/07/08).
Mais des fonctionnaires néerlandais ont insisté pour dire qu’ils ne lèveraient leur veto qu’une fois que deux autres criminels de guerre recherchés auront été arrêtés et remis au TPIY. Ils attendent également la confirmation du procureur en chef du tribunal, Serge Brammertz, de la pleine coopération de Belgrade avec le tribunal.
En février dernier, le commissaire Olli Rehn a prévenu Belgrade de ne pas se presser avec sa demande d’adhésion formelle à l’UE, admettant que le climat politique n’était pas mûr pour un élargissement à la suite du référendum irlandais négatif sur le traité de Lisbonne (EurActiv 10/02/09).
Récemment, la Commission a présenté des rapports intérimaires concernant les pays couverts par la politique d’élargissement de l’UE, notant que la Serbie, qui est une retardataire du processus d’adhésion à l’UE en raison du conflit de 1999 avec le Kosovo, semble rattraper son retard. La Serbie a été félicitée pour son programme ambitieux visant à joindre l’UE et pour posséder les capacités administratives de faire des progrès substantiels en direction de l’UE (EurActiv 15/10/09).
M. Tadić a déclaré lundi qu’il existait une possibilité que la Serbie soumette sa demande d’adhésion à l’UE dès la fin de l’année.
Actuellement, nous réfléchissons avec beaucoup de précaution à la bonne date pour officialiser notre candidature, et cela arrivera probablement avant la fin de l’année, a déclaré à l’agence de presse italienne Ansa M. Tadić.
Phrase magique
Selon la presse serbe, un optimisme modéré règne à Belgrade en amont de la visite cruciale du procureur en chef du TPIY Serge Brammertz, qui passera mercredi et jeudi dans la capitale serbe. Une phrase magique est attendue de sa part, permettant à La Haye de lever son veto sur la ratification de l’Accord de stabilisation et d’association (ASA). Cela ouvrirait la voie à une soumission par Belgrade de sa demande d’adhésion à l’UE, malgré le fait que deux criminels de guerre reconnus, Ratko Mladić et Goran Hadžić, soient toujours en cavale.
Les autorités serbes apporteront des informations sur leurs efforts pour la capture des fugitifs et elles sont à même de convaincre le procureur en chef du TPIY de la bonne volonté du pays, rapporte la presse de Belgrade.
Un fonctionnaire de la coalition au pouvoir, Dragoljub Mićunović, a été cité, affirmant que le Néerlandais ressent également le besoin de sortir de l’impasse et de trouver une solution.
Les Pays-Bas ne veulent pas être considérés comme nos ennemis et ils ne souhaitent pas que nous les regardions comme des personnes xénophobes et vindicatives. Ils cherchent également une échappatoire à la situation actuelle. Il existe des réserves quant à l’élargissement de l’UE dans certains partis néerlandais, et donc M. Mladić pourrait être utilisé par eux comme un alibi, a affirmé M. Mićunović, cite par le quotidien Blic.
Au même moment, le ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt, dont le pays occupe la présidence tournante de l’UE, a déclaré que la demande serbe pour une adhésion à l’UE n’était pas à l’ordre du jour de l’Union.