Samuel Zbogar, ministre slovène des Affaires étrangères, a déclaré que si les conclusions des discussions sur le conflit frontalier ne sont dans l’intérêt de son pays, un référendum populaire sur la ratification du traité d’adhésion à l’Union par la Croatie serait très réaliste, a rapporté hier (7 janvier) le quotidien croate Jutarni List.
Un porte-parole du commissaire à l’Elargissement Olli Rehn a déclaré à EurActiv que la Commission ne commente jamais les procédures de ratification des traités internationaux des différents Etats membres, y compris les traités d’adhésion.
Lors de la présidence française, la Slovénie a par deux fois bloqué l’ouverture des chapitres de négociation en raison de ce conflit frontalier. La Commission a regretté les dernières évolutions de la situation, a rapporté le quotidien. En dépit des efforts français de médiation lors de la dernière conférence intergouvernementale, la Slovénie a empêché son voisin croate d’ouvrir neuf des dix chapitres de négociation (EurActiv 18/12/08).
Le conflit transfrontalier entre la Slovénie et la Croatie concerne de petites enclaves territoriales le long de la côte adriatique, qui pourraient se révéler importantes si des droits exclusifs relatifs aux grands fonds marins leur étaient attachés. Contrairement à la Slovénie, la Croatie possède un grand littoral, incitant la Slovénie à tenter d’affirmer ses droits en tant qu’Etat géographiquement désavantagé.
La Croatie espère terminer les négociations d’adhésion à la fin de l’année pour se préparer à entrer dans l’UE en 2010 (voir le LinksDossier EurActiv consacré aux relations entre l’UE et la Croatie). Au cours d’un sommet de l’UE le mois dernier, le président français Nicolas Sarkozy a même annoncé qu’un accord visant à satisfaire les demandes irlandaises en vue d’un second référendum sur le traité de Lisbonne pourrait être inclus dans le traité d’adhésion de la Croatie en tant que « protocole irlandais » (EurActiv 12/12/08).



