M. Topolánek, dont le pays occupe actuellement la présidence tournante de l’UE, a fait part de sa ferme conviction selon laquelle le Monténégro pourrait obtenir le statut de pays candidat à l’UE d’ici un an. J’espère que le processus pourra être lancé vers 2010 lorsque que les négociations d’adhésion habituelles débuteront, a indiqué M. Topolánek. Il a ajouté que le Monténégro doit tout d’abord mettre en œuvre des réformes de l’administration étatique et du système judiciaire et intensifier sa lutte contre la corruption et le crime organisé.
Les ministres européens des Affaires étrangères devraient débattre de la question de savoir si le statut de pays candidat à l’UE sera accordé au Monténégro au cours de leur rencontre des 16 et 17 mars.
Mais selon la presse néerlandaise, les Pays-Bas s’opposeront à une telle décision.
Le gouvernement néerlandais reste opposé à l’ouverture des négociations d’adhésion à l’UE avec l’ancien Etat yougoslave du Monténégro, a écrit le quotidien Volkskrant, citant le ministre des Affaires étrangères du pays, Maxime Verhagen. Selon le document, le ministre a souligné qu’il y a toujours trop de corruption et de crime organisé dans le pays.
La République tchèque est particulièrement disposée à entamer des discussions avec le Monténégro, et pour un certain nombre de pays, notamment la Suède, les Néerlandais sont bornés, a poursuivi le Volksbrant.
Ces derniers mois, les Pays-Bas ont été le pays le plus opposé au processus d’adhésion de la Serbie à l’UE. Belgrade a ratifié l’accord de stabilisation et d'association (ASA) entre l’UE et la Serbie. Du côté de l’UE, toutefois, le même processus a été suspendu après que les Pays-Bas ont fait part de leur volonté que le pays coopère pleinement avec le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie. En d’autres termes, La Haye veut tout d’abord que le criminel de guerre Ratko Mladić soit arrêté et déféré devant la justice.
D’autres pays, qui ne souhaitent pas que l’Europe ouvre ses portes avant d’importants scrutins européens (les élections européennes de juin, les élections nationales en Allemagne, en septembre, et un second référendum irlandais sur le traité de Lisbonne, probablement en octobre), soutiennent la réserve des Pays-Bas.



