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L’UE accueille chaleureusement l’élection de Gül [FR]

Publié 29 août 2007
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accession Turkey
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Les dirigeants européens de l'ensemble de la classe politique ont salué l'élection de l'ancien ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül comme président. L'Union espère que le vote mettra fin à la crise politique que connaît le pays sur la question des valeurs laïques et encouragera le processus d'adhésion du pays à l'UE.

Réactions : 

La veille des élections présidentielles en Turquie, le Président français Nicolas Sarkozy avait assoupli sa position concernant le processus d’adhésion du pays, en déclarant qu’il ne bloquerait plus les négociations. Il n’a cependant pas caché sa préférence pour une association plutôt qu’une adhésion complète du pays (EurActiv 28/08/07).

La Chancelière allemande Angela Merkel a félicité le vainqueur des élections. Elle a souligné l’importance du partenariat entre l’Allemagne et la Turquie et a assuré que Gül, dans sa nouvelle fonction, se consacrerait au renforcement des relations entre la Turquie et l’Union, pour le bien de l’Europe et de l’Alliance atlantique.

Le Président de la Commission José Manuel Barroso a déclaré que l’élection de Gül donnerait « un nouvel élan immédiat et positif » aux négociations d’adhésion et s’attend à « des avancées dans plusieurs domaines clés ».

Ria Oomen-Ruijten, députée européenne hollandaise et membre du groupe EPP-ED a félicité Gül en déclarant qu’il jouerait évidemment un rôle constructif dans le processus de réforme de la Turquie qui fait aujourd’hui face à de nouveaux défis. Le groupe socialiste du Parlement européen a salué le résultat du vote et considère que l’élection de Gül renforcera la conception de l’Europe qu’a la Turquie. Hannes Swoboda et Jan Marinus Wiersma attendent de Gül qu’il contribue de manière positive à la poursuite du processus de réforme, du renforcement de la démocratie et du processus d’européanisation du pays.

Pour le député européen Libéral Andrew Duff, l’élection de Gül était bien méritée d’un point de vue personnel et était profondément démocratique. Il estime que son passé de ministre des Affaires étrangères montre qu’il est totalement engagé envers l’éventuelle adhésion de la Turquie à l’UE, les droits de l’homme et la règle de droit. Il a également appelé les forces armées à accorder tout leur soutien au président récemment élu.

Joost Lagendijk, député européen vert estime que Abdullah Gül est respecté dans l’Union européenne comme un ministre des Affaires étrangères hautement compétent, incarnant les réformes auxquelles le parti AKP s’est engagé en 2003 et 2004, ainsi que les négociations d’adhésion de la Turquie. En tant que Président, il pourrait continuer à être un excellent ambassadeur pour la poursuite du processus d’adhésion de la Turquie à l’UE.

René van der Linden, Président de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, a félicité Gül et déclaré qu’il espérait que son mandat permettra d’intégrer davantage la Turquie à l’Europe et qu’il comptait sur lui pour se conformer aux normes du Conseil de l’Europe mais aussi pour diffuser l’esprit européen en Turquie.

Contexte : 

Les négociations pour l’adhésion de la Turquie à l’UE ont connu un revers important en décembre 2006, lorsque les Etats membres de l’Union ont décidé de suspendre provisoirement les négociations suite au refus de la Turquie d’ouvrir ses ports et aéroports aux navires et aux avions provenant de Chypre, interrompant ainsi les négociations à huit chapitres sur 35 au total.

En outre, l’élection de deux leaders européens très critiques envers l’adhésion complète de la Turquie à l’UE, le Président français Nicolas Sarkozy et la Chancelière allemande Angela Merkel, n’a pas aidé à accélérer le processus. En juin, la France a bloqué l’ouverture de négociations futures en matière économique et monétaire (EurActiv 26/06/07).

Cependant, les négociations concernant la candidature turque à l’UE pourraient prendre un tournant positif avec le nouveau gouvernement et le président récemment élu. Les dirigeants européens souhaitent prendre un nouveau départ et accélérer l’allure des réformes.

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