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L’UE reporte la signature de l’ASA avec la Serbie [FR][en][de

Publié: mardi 29 janvier 2008   

Les ministres européens des Affaires étrangères ont décidé hier de reporter la signature de l’accord de stabilisation et d’association (ASA) avec la Serbie à une date encore non fixée après le second tour de l’élection présidentielle, prévu dimanche prochain.

Au lieu de signer l’ASAexternal , considéré comme une première étape vers le statut de candidat à l’adhésion à l’UE, les 27 ministres de l’UE se sont engagés, le 28 janvier 2008, à signer un accord de libéralisation du commerce entre la Serbie et l’UE. Cet accord assouplira également les règles relatives au visa pour les Serbes voyageant en Europe et renforcera la coopération en matière d’éducation entre les deux parties. Il devrait être signé le 7 février 2008, après le second tour décisif des élections, prévu le 3 février. 

L’UE avait entamé le processus de paraphage de l’ASA avec la Serbie le 7 novembre 2007, mais la Commission et certains Etats membres s’étaient opposés à la signature de tout accord, tant que la Serbie ne coopérerait pas pleinement avec le Tribunal pénal international de La Haye et n’aurait pas extradé des criminels de guerre, comme Ratko Mladic, l’ancien commandant de l’Armée serbe de Bosnie-et-Herzégovine, recherché pour génocide.

Le 21 janvier, lors du premier tour de l’élection présidentielle serbe, le nationaliste pro-russe Tomislav Nikolic, du Parti radical serbe, a obtenu 39,6 % des voix, tandis que son principal opposant, le président sortant pro-occidental Boris Tadic, du Parti démocrate, a remporté 35,5 % des scrutins.

L’élection se déroule au moment où la perspective d’une déclaration unilatérale d’indépendance du Kosovo, une province serbe, se fait de plus en plus imminente. Les deux candidats à la présidentielle sont opposés à l’indépendance du Kosovo, mais la position de M. Nikolic est plus radicale et il privilégie des liens plus étroits avec la Russie, qui a jusqu’à présent défendu l’opposition serbe à l’indépendance du Kosovo. M. Tadic, pour sa part, est considéré comme le candidat le plus libéral et le plus proeuropéen. 

Depuis longtemps, les Etats membres européens tentent de trouver un terrain d’entente sur l’avenir du Kosovo. Alors que la plupart d’entre eux est favorable à l’indépendance, d’autres, notamment Chypre, la Grèce, l’Espagne et la Slovaquie, sont réticents et craignent de constituer un précédent juridique qui aurait des répercussions sur les minorités présentes dans leur propre pays. 

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