M. Barroso demande une décision rapide sur la nouvelle Commission [FR] [en] [de]

Publié: 19 May 2009 | Updated: 29 January 2010
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Dans un entretien donné à plusieurs journaux nationaux, le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, a déclaré être très fier du soutien que lui ont exprimé une série de gouvernements et de familles politiques de l’UE, en ajoutant qu’il sera prêt à former sa nouvelle équipe dès sa nomination officielle.

Dans un entretien avec le journal français Le Monde et d’autres journaux nationaux, M. Barroso a déclaré qu’il prendrait sa décision après les élections, en prenant en compte le soutien des Etats membres et du Parlement après les élections européennes du 4 au 7 juin.

La plupart des dirigeants européens ont d’ores et déjà apporté leur soutien à M. Barroso, y compris sa propre famille conservatrice (EurActiv 16/10/08) et certains socialistes au pouvoir dans certains pays clés comme l’Espagne ou au Royaume-Uni (EurActiv 17/03/09).

Avec un Parti socialiste européen incapable de s’accorder sur un candidat alternatif – et à moins d’une surprise de dernière minute aux élections européenens de juin que les conservateurs sont sur le pojnt de remporter – il semble dès lors que M. Barroso est le mieux placé pour assumer sans heurts sa propre succession.

Selon le calendrier convenu, le nouveau président de la Commission devrait être nommé par les dirigeants européens au Sommet de Bruxelles du 18 et 19 juin, presque deux semaines après les élections de juin.

Cependant, la France entretient des doutes sur le fait de prendre la décision avant le nouveau vote irlandais sur le Traité de Lisbonne, un point que le Président Sarkozy a souligné lors du Sommet européen de mars (EurActiv 03/03/09).

Un autre critique a été émise de Paris par Jean-Pierre Jouyet, ancien Secrétaire d’Etat aux Affaires européennes : celui-ci se plaint dans ses mémoires de la lenteur de la réaction de la Commission face à la crise économique, expliquant qu’elle avait adopté au départ une attitude bureaucratique. L’exécutif européen, dit-il, a opté pour une approche dogmatique à la crise, défendant les politiques du libre marché quand elles auraient dû être freinées au vu des circonstances exceptionnelles.

L’actuel Secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes, Bruno Le Maire, a suggéré que le Sommet de juin pourrait donner une indication sur le nom du nouveau président de la Commission mais aussi renvoyer à plus tard la décision finale, selon Le Monde.

Toutefois, Barroso a déclaré qu’une telle incertitude institutionnelle serait la pire chose pour l’Europe au regard de la crise économique. Il ne serait pas normal de rester dans l’indécision, a-t-il affirmé dans cet entretien.

Le Parlement européen a prévu de confirmer le président de la Commission en juillet, a-t-il poursuivi. Nous avons besoin d’une stabilité institutionnelle, parce que la crise est extrêmement sérieuse, selon lui. Des dates limites, telles que la réunion du G8 en juillet en Italie, et ensuite une nouvelle rencontre du G20 aux Etats-Unis en septembre, s’approchent à toute vitesse, a-t-il conclu.

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