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Berlusconi prend les rênes du nouveau parti italien de droite [FR]

Publié 30 mars 2009
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Berlusconi Italy
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Dimanche, le Premier ministre italien Silvio Berlusconi a clos un congrès de trois jours visant à la fusion des principaux partis conservateurs du pays et a promis une victoire aux élections européennes de juin. 

D’autres changements pourraient comprendre la rationalisation des procédures du Parlement, la dévolution de pouvoirs supplémentaires aux régions et la diminution des taxes. 

M. Berlusconi a déclaré aux partisans du parti du Peuple de la liberté ('Popolo Della Liberta', PDL) – réunissant Forza Italia, mouvement qu’il avait fondé il y a 15 ans, et l’Alliance nationale, parti de droite – que le parti dispose déjà de 44 % des votes et allait encore se renforcer. 

Les élections européennes de juin 2009 seront le premier grand test politique du nouveau parti, à la suite desquelles il devrait devenir le membre le plus important du Parti populaire européen (PPE).

Nous visons à atteindre la barre des 51 %, « car un parti comme le nôtre ne se fixe pas de limites », a déclaré lors de son discours de clôture le magnat des médias, âgé de 72 ans, dans une atmosphère et sous des applaudissements dignes d’un concert de rock. 

De nombreux Italiens peuvent nous rejoindre pour construire une Italie véritablement moderne, libre, et européenne, a déclaré M. Berlusconi, qui dirige son quatrième gouvernement et a été à la tête de l’Italie pour sept des 15 dernières années. 

Le parti, plus restreint, de l’Alliance nationale était un lointain héritier du parti fasciste de Benito Mussolini qui, sous le leadership de l’ancien ministre aux Affaires étrangères, Gianfranco Fini, s’est progressivement dirigé vers le centre au cours des vingt dernières années.  

Les deux partis avaient déjà participé aux élections de 2008, qui avaient redonné le pouvoir à M. Berlusconi, sous la même bannière du Parti de la liberté. Avec le parti régionaliste de la Ligue du Nord, ils avaient constitué l’ossature de la coalition de centre-droit au pouvoir. 

Mais le nouveau parti de droite devrait pouvoir éviter ce type de comparaisons, dans la mesure où la Ligue du Nord, parti xénophobe de centre-droit dirigé par Umberto Bossi, a choisi de ne pas se joindre au PDL. 

Un tas de promesses 

Entre autres promesses, M. Berlusconi a promis de durcir les critères de recrutement des enseignants et des professeurs d’université, de soumettre les écoles à un système d’évaluation publique et de rendre l’anglais obligatoire tout au long des cycles d’éducation supérieure. 

Nous revitaliserons et enrichirons la constitution en vue de rendre la prise de décision gouvernementale plus rapide et efficace, a déclaré M. Berlusconi, qui a ajouté que le Premier ministre devait se voir accorder plus de pouvoirs et de véritables pouvoirs. 

Face à une opposition de centre-gauche incapable de retrouver une unité ou une direction après sa déroute lors des dernières élections, la popularité de M. Berlusconi a augmenté, en dépit de l’impact de la crise sur l’Italie, la troisième plus grande économie de l’eurozone.

Nous sortirons tous ensemble de la crise, nous changerons l’Italie et nous défendrons la démocratie et la liberté, a déclaré M. Berlusconi. 

(EurActiv avec Reuters. Ce texte a été traduit de l’anglais par EurActiv).  

Réactions : 

Wilfried Martens, président du Parti populaire européen (PPE, centre-droit) a salué la création du PDL comme le successeur de Forza Italia, membre du PPE de longue date.

Prenant la parole lors du premier congrès du PDL à Rome, M. Martens a déclaré que le nouveau parti italien partage les valeurs fondamentales du PPE : la liberté, la justice, la dignité de la personne, l’égalité et la solidarité. 

M. Martens s’est également montré confiant quant au fait que le nouveau parti évitera l’éclatement de la droite italienne. Il a déclaré que le PDL renforçait le centre-droit italien et son leader, Silvio Berlusconi, a conduit au centre des forces politiques qui auraient autrement été grossir les rangs des eurosceptiques ou des nationalistes. 

Joseph Daul, leader du groupe de centre-droit PPE-DE au Parlement européen, a salué l’entrée du nouveau parti politique européen dans sa formation politique. Il a déclaré que l’unité était nécessaire en ces temps de crise économique. 

En créant aujourd’hui le parti du Peuple de la liberté, Silvio Berlusconi et Gianfranco Fini montrent à l’Italie et à l’Europe que l’avenir ne devrait pas être fait de division mais d’unité, a indiqué M. Daul, ajoutant qu’il était certain que le PDL sera caractérisé par cette compréhension mutuelle.

Prochaines étapes : 
  • 4-7 juin : élections européennes.
Contexte : 

Silvio Berlusconi est revenu triomphalement sur la scène politique italienne en avril 2008, après la chute prématurée de la coalition de centre-gauche menée par Romano Prodi (EurActiv 15/04/08).

M. Berlusconi a pris la tête d’une coalition de centre-droit, le PDL (Popolo Della Libertad - Peuple de la liberté)  lors des élections générales qui ont suivi la chute du gouvernement Prodi et l’ont conduit vers son quatrième mandat en tant que Premier ministre italien.

Le parti xénophobe d’Umberto Bossi, la Ligue du Nord, a beaucoup contribué au résultat de la coalition de centre-droit, augmentant sa base électorale de manière significative. 

La nette victoire obtenue par M. Berlusconi lui a conféré une majorité confortable dans chaque chambre du Parlement italien.

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