Selon plusieurs sources socialistes, le nouveau nom du groupe pourrait être « l’Alliance des socialistes et démocrates », bien que la décision finale ne soit prise qu’après les élections conformément aux résultats du vote.
La principale raison pour ce changement de nom est l’absorbtion du PD, ce qui permettrait de résoudre le problème de longue date de son positionnement européen.
Changer leur nom ne sera pas une décision facile pour les socialistes, mais alors que les sondages actuels les montrent à la traîne derrière le Parti Populaire Européen (PPE) de centre droit pour les élections de juin à venir et au regard de la série de mauvais résultats pour les partis de centre gauche dans des élections nationales récentes, l’opération de changement de nom semble être un prix raisonnable à payer par le groupe si on considère le gain éventuel d’eurodéputés supplémentaires.
De plus, il est possible que ce changement de nom, qui aura pour conséquence d’élargir de manière effective le champ politique du Parti Socialiste Européen (PSE), puisse attirer d’autres factions politiques de différents Etats membres.
Cette manœuvre serait un sérieux revers pour le groupe ADLE, qui perdrait d’un seul coup sa seconde plus importante délégation après les libéraux britanniques. Une source libérale a confié à EurActiv qu’il n’y avait absolument aucun moyen de conclure un accord entre l’ADLE et le PD.
Cependant, cette source a ajouté qu’en dépit de la perte potentielle pour le groupe de ces eurodéputés, l’ADLE s’attend à conserver son nombre actuel d’à peu près 100 eurodéputés, conservant ainsi sa position de troisième groupe le plus important au Parlement.
Une alliance rouge-vert ?
Les Verts européens ont émis un communiqué hier après midi (12 mai) affirmant que le Président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen, voulait abandonner l’alliance informelle avec les chrétiens-démocrates en faveur d’une alliance rouge-vert pour la prochaine législature du Parlement européen.
Un tel changement serait une entorse significative à l’arrangement actuel entre le PPE et le PSE, qui apporte aux « deux gros » un partage égal des cinq ans de la présidence du Parlement européen.
Toutefois, un porte-parole socialiste contacté par EurActiv a démenti la conclusion de tout accord de ce genre, ajoutant juste que Rasmussen avait été contacté par les Verts. Bien qu’il ait reconnu que sur de nombreux sujets tels que la protection de l’environnement et les droits des travailleurs, les Socialistes et les Verts ont des positions similaires, le porte-parole a dit qu’il était trop tôt pour spéculer sur la composition de nouvelles majorités au Parlement.
Le PSE a aussi confirmé qu’il ne désignerait pas de candidat à la présidence de la Commission européenne avant les élections. Ce qui est clair, c’est que si une nouvelle majorité est possible alors Barroso, qui n’est pas le candidat du PSE, ne deviendra pas le président de la Commission, a dit M. Rasmussen.
Avec la perspective des élections dans moins d’un mois, le PSE a mené une offensive contre le PPE cette semaine, en publiant « Les 15 déclarations trompeuses du Manifeste du PPE ».



