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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceLe groupe le plus récent du Parlement européen, le Groupe des conservateurs et des réformateurs européens, a été officiellement créé hier (22 juin), mené par les conservateurs britanniques. Si les Tories (conservateurs) ont salué la scission du cartel fédéraliste européen de centre-droit, d’autres ont préféré mettre en garde contre « l’isolationnisme idéologique » et ses chances de succès limitées.
Après son élection en 2005, l’actuel chef des conservateurs David Cameron a juré de retirer complètement son parti de la coalition de centre-droit au pouvoir, pour ensuite conclure un compromis, s’engageant à le faire après les élections européennes de 2009.
Le but de M. Cameron était l’établissement d’un nouveau groupement de centre-droit et anti-fédéraliste au Parlement européen (EurActiv 12/01/09).
Hier, les Tories ont annoncé avoir franchi avec succès le seuil requis pour former un groupe (25 eurodéputés d’au moins sept pays de l’UE). Le groupe des conservateurs et réformistes européens (ECR), excluant d’autres ajouts, comprendra 56 eurodéputés de neuf Etats membres.
L’ECR devrait probablement devenir le quatrième groupe le plus important du nouveau Parlement européen.
Le départ longtemps discuté des Tories du groupe PPE-DE s’est finalement concrétisé, après des mois de négociations menées à travers le continent par les conservateurs britanniques (EurActiv 02/06/09).
Les Tories ont salué l’évènement, en tant qu’évolution significative dans le paysage politique de l’UE. L’eurodéputé Timothy Kirkhope, meneur des conservateurs au Parlement européen, a déclaré que son parti se réjouissait de cette nouvelle étape importante dans la politique européenne, ce qui est un pas en avant pour l’avenir de l’UE : un avenir centre/centre-droit mais non-fédéraliste.
Le Programme de Prague : un nouvel euroréalisme
Le non-fédéralisme du nouveau groupe a fait l’objet d’une codification dans une déclaration signée par tous les membres, le « Manifeste de Prague ». La déclaration évite soigneusement certaines questions particulières qui pourraient jeter le froid entre les membres ; les 10 principes portent un message de base : le besoin urgent de réformer l’UE sur une base d’euroréalisme, d’ouverture, de responsabilité et de démocratie.
Ce que tous les membres du groupe ont en commun, c’est qu’ils croient en un futur non-fédéraliste pour l’Union européenne, a affirmé le porte-parole anglais de l’opposition pour l’Europe, Mark Francois, lors d’un entretien par téléphone avec EurActiv, depuis Westminster.
Une formation politique faible?
Cependant, bien que M. Francois affirme être très confiant dans les futurs succès du groupe, des commentateurs de l’UE ont accueilli la nouvelle de manière plus mitigée, ainsi que les projets de l’ECR de devenir une opposition influente au Parlement.
Andrew Duff, le meneur des eurodéputés anglais libéraux démocrates, croit que la cabale bizarre de l’ECR venant des ultra-catholiques de Pologne et des ultra-calvinistes des Pays-Bas auront un effet déstabilisateur sur l’efficacité du nouveau groupe.
Il ne va certainement pas de l’intérêt des Britanniques pour les Tories de dériver de la mouvance principale vers les bas-fonds de la politique, a-t-il affirmé, en ajoutant qu’il mettait en doute le credo de ce nouveau groupe et attendait impatiemment et avec intérêt de voir le programme politique commun qu’ils vont maintenant devoir constituer ensemble.
De plus, alors que les rangs de l’ECR seront dominés par les eurodéputés des Tories (26 eurodéputés) et du parti polonais Droit et justice (PiS : 15 eurodéputés), six des neuf autres délégations nationales du groupe ne comptent qu’un seul eurodéputé.
En d’autres mots, il suffirait que trois de ces six eurodéputés perdent toute illusion sur la direction du groupe et menacent de partir, et ils disposeraient d’un pouvoir de veto sur la survie du groupe (un groupe doit compter des eurodéputés d’au moins sept Etats membres).
Il en résulte que les Tories devront possiblement promettre à ces six eurodéputés des postes d’influence dans le nouveau groupe.
Une source au sein du PPE, se confiant à EurActiv sous couvert d’anonymat, a déclaré que l’ECR semblait être une coalition fragile, en soutenant que contenter ces six membres isolés pourrait se révéler une tâche bien trop ardue pour les Tories. Je ne vois pas comment ils feront pour distribuer, par exemple, des présidences de commissions à ces six eurodéputés, a expliqué la source.
C’est ironique, a-t-elle ajouté, quand on se rappelle qu’il est bien connu que la générosité du PPE à l’égard des Tories dans le dernier Parlement était en réalité l’un des exemples des bénéfices dont bénéficient les Tories en restant membre du PPE.
Mark Francois ne s’est pas étendu sur la possible instabilité du groupe du fait de compter si fort sur des eurodéputés isolés. Comme vous le savez, continue-t-il, le seuil pour former un groupe a été rehaussé. Hé bien, nous avons satisfait aux exigences tant pour le nombre d’eurodéputés que par le nombre de pays.
De plus, M. Francois a ajouté que, alors qu’ils ont annoncé le noyau dur de leur nouveau groupe aujourd’hui, les discussions se poursuivent et ils espèrent pourvoir trouver davantage d’eurodéputés d’autres pays avant que le Parlement européen siège formellement le 14 juillet.
Il s’est abstenu de révéler qui pourrait être ces autres eurodéputés, affirmant que les négociations étaient encore en cours.
Le commentateur conservateur Tim Montgomerie, co-éditeur de l’influent site web Conservative Home, a déclaré que cela était un moment historique : le cartel fédéraliste au Parlement a été brisé. Enfin, on voit une opposition sérieuse à l’idée d’une union « toujours plus proche » au sein du Parlement européen, a-t-il déclaré.
Il a ajouté que les membres de l’ECR semblaient être eurosceptiques, transatlantiques en apparence, et socialement conservateurs.
Jaroslaw Kaczynski, chef du parti polonais Droit et justice (PiS), a affirmé que les membres de l’ECR s’opposaient sur certaines questions, et qu’ils avaient convenu d’agir séparément quand les intérêts nationaux sont en jeu. Toujours selon lui, ils se mettent d’accord sur certaines questions de base, dont parmi elles le fait de devoir examiner attentivement les affaires de l’UE et son avenir.
Andrew Duff, meneur des eurodéputés libéraux démocrates anglais, a affirmé qu’il était en effet étrange pour les conservateurs britanniques de se retrouver coincés dans une bizarre cabale d’ultra-catholiques polonais et d’ultra-calvinistes néerlandais.
Il a affirmé qu’il n’irait certainement pas de l’intérêt des Britanniques pour les Tories de dériver de la mouvance principale vers les bas-fonds de la politique, en ajoutant qu’il mettait en doute le credo de ce nouveau groupe et attendait impatiemment et avec intérêt de voir le programme politique commun qu’ils vont maintenant devoir constituer ensemble.
De même, le collège de M. Duff, Edward Davey, le porte-parole des libéraux démocrates pour les Affaires étrangères, a affirmé que cette annonce confirme que les Tories ont quitté le courant dominant des politiques européennes, et ont joint leurs forces avec un bric-à-brac de partis aux vues extrémistes. Les conservateurs ont choisi d’abandonner l’influence en Europe au bénéfice d’un isolationnisme idéologique.
Le porte-parole anglais de l’opposition pour l’Europe, Mark Francois, qui a parcouru l’Europe au côté du meneur adjoint conservateur William Hague pour réunir les partenaires de l’ECR autour d’une table commune, a annoncé à EurActiv avoir présenté le noyau du groupe aujourd’hui, bien que les négociations soient toujours en cours et qu’ils espèrent rallier davantage d’eurodéputés d’autres pays avant que le Parlement ne siège formellement, le 14 juillet.
Il a conclu en affirmant que, maintenant que ce groupe est lancé, il est persuadé qu’il allait prospérer, en ajoutant que avoir aussi présenté un nouvel ensemble de principes directeurs. Ce que tous les membres du groupe ont en commun, c’est la croyance en un avenir non-fédéraliste pour l’Union européenne.