Libertas.cz, présidé par Vladimír Železný, et le parti des citoyens libres de Petr Mach (SSO) sont deux nouveaux partis eurosceptiques qui prévoient de se présenter aux prochaines élections européennes, qui auront lieu les 5 et 6 juin.
Libertas.cz est considéré comme affilié à Libertas.eu, le parti de Declan Ganley. Il a toutefois été fondé par l’eurodéputé très controversé Vladimír Železný, sans approbation formelle préalable de la part de Declan Ganley ou du siège du parti à Bruxelles.
Vladimír Železný s’est distancé de M. Ganley, indiquant que son parti avait son propre chef de file : Vaclav Klaus. Pour M. Železný, le président tchèque est le père intellectuel de tous ceux qui soulignent le manque cruel de démocratie au sein de l’UE.
Libertas.cz prévoit de coopérer avec le SSO en élaborant une liste commune de candidats. Libertas.cz a été étiqueté comme parti très conservateur par Tomáš Lebeda dans un entretien avec le quotidien Lidové noviny (22 janvier 2009).
Selon M. Lebeda, le parti devrait s’engager vers un populisme de droite dans la campagne électorale et par conséquent rivaliser avec le parti du Premier ministre tchèque, Mirek Topolánek, (ODS).
Toutefois, selon M. Lebeda, les électeurs de l’ODS ne migreront pas massivement vers Libertas.cz. Une enquête conduite par l’ODS montre que Libertas.cz devrait gagner environ 5 % des voix en juin, 20 % d’entre elles seraient celles d’électeurs de l’ODS, 25 % d’électeurs de l’ancien CSSD (parti social-démocrate) et 30 % d’électeurs indécis.
Le SSO a été fondé par Petr Mach, directeur du Centre for Economics and Politics, un think tank créé par Vaclav Klaus en 1998. Le parti est opposé à l’adoption de l’euro ainsi qu’au traité de Lisbonne.
M. Mach a déclaré dans un entretien qu’il ne chercherait pas à organiser un référendum sur l’adoption de la monnaie unique d’ici au 1er janvier 2020 avant 2016 ou 2017. Il a également déclaré qu’il voterait contre l’adoption de l’euro et qu’il recommanderait aux citoyens de voter « non ». 53 % des Tchèques soutiennent l’idée d’union monétaire.
Aucun changement considérable dans les politiques européennes n’a été observé par aucun des principaux partis représentés au Parlement tchèque. Par ailleurs, Jan Zahradil, qui est pour la poursuite des politiques actuelles du parti démocratique civique, sera de nouveau en tête de la liste des candidats ODS.
L’objectif du CSSD, affiché par le président du parti Jiří Paroubek, est de remporter au moins 22 des sièges offerts aux eurodéputés tchèques. Le CSSD détient actuellement entre 35 % et 40 % des voix, faisant de lui le principal parti en République tchèque. Le CSSD a remporté les élections régionales et sénatoriales de l’année dernière. M. Lebeda a également exprimé des inquiétudes quant au fait qu’il y aurait trop de petits partis se présentant aux élections de juin.
Il a déclaré que la droite libérale pourrait de nouveau échouer à trouver un terrain d’entente et à s’unir afin de devenir plus forte et plus compétitive. La taux de participation aux élections devrait être faible.



