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Head of Unit - Corporate Services M/F (Grade AD 10)
Permanent representative in Madrid
Principal, Border Management Staff College (P5)
Stagiaire / Trainee - for the leading EU policy media
Junior Scientific and Technical Advisor
Assistant Communications & Public Affairs Departments
Mettre une annonceThe projected results of the Dutch European elections, in which the far-right Freedom Party (PVV) has recorded huge successes, are "disappointing" and "shameful", leading candidates from the Netherlands' main centre-left and centre-right parties told EurActiv in an interview.
Emine Bozkurt, une eurodéputée socialiste qui siège au sein du comité parlementaire conjoint du Parlement européen UE-Turquie, et Wim van de Camp, tête de liste pour les Chrétiens démocrates de centre droit, ont exprimé leur déception au vu des résultats, mais aucun des deux partis ne s’est montré surpris par le succès du PVV, qui était annoncé depuis plusieurs mois.
Leurs opinions diffèrent, cependant, quant à l’analyse de ces résultats. M. van de Camp croit que les Néerlandais sont devenus plus nationalistes car ils sont effrayés par la récession économique et ont le sentiment qu’il y a trop d’étrangers vivant aux Pays-Bas. Les résultats indiquent également la grande peur de voir la Turquie intégrer l’Union dans les dix prochaines années.
Mme Bozkurt pense que les résultats doivent être mis en perspective. Elle met en avant le fait qu’alors que le Parti de la Liberté avait certes fait des progrès significatifs, un autre parti, Democraten 66, qui est plutôt pro-Turquie et pro-immigration, avait triplé ses sièges, passant de 1 à 3. Cela démontre qu’il y a aux Pays-Bas une sympathie pour les deux messages à la fois, a-t-elle argumenté.
En effet, Mme Bozkurt croit que, bien que les observateurs turcs puissent considérer le scrutin néerlandais de manière négative, ils s’inquiètent davantage du tableau européen global.
Ils ne demandent pas seulement si les partis populistes et d’extrême droite vont beaucoup gagner dans toute l’UE, mais si les partis dominants et progressistes – les socialistes, les libéraux…- vont garder leur majorité, a-t-elle ajouté.
La situation actuelle est la suivante : la majorité est toujours en faveur d’une adhésion future de la Turquie, a-t-elle conclu.
M. van de Camp est assez anxieux à propos de l’image des Pays-Bas dans l’UE après ces résultats. Nous sommes l’un des fondateurs de l’UE, note-t-il, mais aujourd’hui notre propre peuple semble assez sceptique sur ce que les Pays-Bas font dans l’UE. Mme Bozkurt adopte quant à elle une approche attentiste.
Pour ce qui est du futur, les deux candidats croient que l’impact réel des eurodéputés d’extrême droite au Parlement européen va être minimal, étant donné que M. Wilders a interdit à ses de rejoindre des groupements parlementaires. Au vu de mon expérience durant ce mandat, a déclaré Mme Bozkrut, les indépendants n’ont pas vraiment d’influence.
Cela dépend si ils veulent être constructifs dans le Parlement européen. Je leur souhaite bonne chance. S’ils vont à Bruxelles uniquement pour faire de l’obstruction, alors je pense qu’ils empruntent le mauvais chemin, déclare M. van de Camp.