Parmi les cinq premiers candidats de la liste nationale figurent trois responsables politiques certes connus, mais relativement nouveaux sur la scène politique européenne.
La liste préparée pour les élections au Parlement européen du mois de juin prochain inclut un ancien président des verts allemands Reinhard Bütikofer, un co-fondateur du réseau anti-mondialisation Attac, Sven Giegold, et une ancienne secrétaire générale d’Amnesty international, Barbara Lochbihler.
Une fois de plus, Rebecca Harms, vice-présidente du groupe des verts au Parlement européen, détient le poste principal.
Parallèlement, d’autres éminents responsables politiques, comme Angelika Beer, ancienne dirigeante des verts allemands, soit n’ont pas réussi à s’assurer un siège, soit ont été relégués en fin de liste électorale, ce qui signifie qu’ils ne devraient pas garder leur siège. Gisela Kallenbach et Hildtrud Beyer figurent dans cette dernière catégorie.
Eurodéputée depuis 1989, Mme Beyer se retrouve à la quinzième position sur la liste, alors que Mme Kallenbach, qui représente les intérêts des verts à la commission de Politique extérieure et celle du Développement régional, est arrivée en septième position.
Par conséquent, les tentatives des deux eurodéputées de se faire réélire constituent un objectif très ambitieux, pour lequel il faudrait que les verts allemands réalisent cet été une meilleure performance que les honorables 11,9 % de voix obtenues aux élections de 2004. Dans l’actuel Parlement européen, 30 eurodéputés verts allemands se taillent la part du lion du groupe des verts, fort de 43 membres.
Un nouvel accord vert
Lors de l’ouverture de la convention vendredi (23 janvier), le co-président des verts européens, Daniel Cohn-Bendit, a appelé à une transformation européenne de nos sociétés sous la forme d’un nouvel accord vert pour répondre aux crises actuelles avec une approche plus compréhensive.
L’accord servirait de nouveau modèle sociétal. M. Bütikofer a déclaré qu’il pourrait apporter des réponses à l’actuelle crise économique et aider à affronter les problèmes du changement climatique et de la pauvreté mondiale. Nous avons besoin que l’Europe mette en œuvre nos points de vue écologiques, a-t-il déclaré.
Au lieu de simplement réagir aux crises mondiales, les verts pensent plutôt formuler une solution pro-active au moyen d’une coordination renforcée des politiques financière, structurelle, environnementale et de développement, selon le programme du parti.
Un nouveau Bretton Woods
La crainte de la récession devrait être affrontée par un programme socio-écologique d’investissement, visant à réaliser un changement écologique durable, qui permettrait l’avènement d’un monde financier plus stable et social, peut-on lire dans la suite du programme.
Les verts, connus pour leur pensée visionnaire, ont également appelé au renouveau des institutions issues de Bretton Woods, à la réforme du système monétaire et à un changement de paradigme dans la politique d’imposition.



