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10 novembre 2009
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L’Espagne est prête pour une alternative libérale, selon un candidat [FR][en][de

Publié: mercredi 13 mai 2009   

Après plus de quinze ans d’un « système bipartite féroce et brutal », l’Espagne est prête à accueillir une troisième force modérée qui pourrait apporter des propositions raisonnables et intelligentes au débat politique espagnol, combattre l’abstentionnisme et permettre au pays de s’engager dans une nouvelle donne économique, a affirmé Sean O’Curneen, la tête d’affiche du Centro Democratico Liberal, dans un entretien accordé à EurActiv.

Lancé en septembre 2008 avec l’intention de grappiller des sièges aux élections européennes, le parti (CDL) tente de se dépeindre comme un parti politique centriste qui introduirait davantage de pluralisme dans la vie politique espagnole et qui réengagerait les gens dans la vie politique.

Provenant du parti Centro Democratico e Social de Manuel Alonso, le parti est bien représenté dans les conseils locaux à travers le pays, mais n’a pas encore de représentants au Parlement espagnol.

« Quand les jeunes gens se détournent de la politique et de la démocratie : c’est une tragédie. Ce n’est pas qu’ils ne se sentent pas concerné par la politique, mais ils se sentent juste mis à l’écart de la politique et de la manière dont elle est exercée », affirme O’Curneen, en notant que seulement 20  % des Espagnols sont membres d’organisations de la société civile, contre 70 % aux Etats-Unis.

Les socialistes et les conservateurs n’ont rien fait en trente ans de gouvernement pour renforcer la société civile et l’encourager, a ajouté O’Curneen, mettant en avant que le CDL, de par sa présence, va forcer les deux grands partis à être plus attentifs aux citoyens et à faire passer des éléments raisonnables et intelligents dans le débat politique espagnol.

Selon l’Hispano-irlandais, les deux grands partis ont créé un modèle économique très déséquilibré, qui repose de manière excessive sur les secteurs du tourisme et de la construction. Un nombre croissant de cas de corruption, en relation avec la construction, a balayé le pays ces dernières années, a affirmé O’Curneen, débouchant sur un désastre en termes de planification urbaine.

Le manifeste du CDL met l’accent sur la correction de ce déséquilibre et sur la nécessité de donner un rôle et une possibilité de s’exprimer bien plus importants aux petites et moyennes entreprises, aux chercheurs et aux innovateurs, tout en mettant l’Espagne sur la voie d’une économie pauvre en carbone.

« Pour un pays aussi grand que l’Espagne, avec les ressources naturelles qu’elle possède, le fait d’être aussi dépendant et incapable de produire assez d’énergie à partir des sources d’énergie renouvelables (solaire, vent, force de l’eau etc.) est de la folie pure, ajoute O’Curneen, qui explique que l’Espagne n’a même pas respecté ses objectifs liés à Kyoto, sans parler des objectifs pour l’après Kyoto.

Selon l’Espagnol, certaines personnes posent la question du besoin d’un grand parti libéral modéré, étant donné l’échec du parti centriste, qui a gouverné l’Espagne pendant plus d’une décennie après le référendum qui a déloger Franco en 1977.

« Même les personnes qui réclament un tel parti pensent que c’est impossible. Pour eux, l’Espagne est une cause perdue », a déclaré M. O'Curneen, qui préfère passer outre le défaitisme ambiant dans le pays et tourner ses regards vers les moments exaltants de l’histoire espagnole. Le tout premier usage du mot « libéral » est né en Espagne, et la toute première constitution libérale a vu le jour en 1812 à Cadix, a expliqué le responsable politique.
Le CDL a l’intention de regagner du terrain en Espagne aux élections européennes. M. O'Curneen regrette la manière dont les deux grands partis conçoivent et traitent les institutions européennes, la décrivant comme un « vrai préjudice causé au peuple espagnol ».
« Tant de solutions aux problèmes espagnols sont venus de l’Union européenne. C’est une liste sans fin, bien qu’on puisse commencer avec deux grands points. L’Union européenne est une garantie de la stabilité démocratique de l’Espagne, une garantie pour le progrès économique de l’Espagne », a-t-il souligné.

Pour lire l'entretien dans son intégralité, cliquez ici.

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