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L’Europe vue comme une « zone de sécurité » par les Irlandais [FR]

Publié 04 mai 2009
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L’état d’esprit en Irlande est en train de changer, avant le second référendum sur le traité de Lisbonne.  C’est ce qu’a déclaré Pat Cox, le seul Irlandais à avoir présidé le Parlement européen (2002-2004), à EurActiv Pologne lors d’un entretien exclusif.

Le « gros changement » est que l’économie irlandaise a subi un déclin rapide, profond et spectaculaire, à une échelle encore jamais vue, a déclaré M. Cox, actuellement président du Mouvement européen, une organisation internationale ouverte à toutes les tendances politiques, économiques, sociales et culturelles de la société civile. 

« Je pense qu’il y a eu une réflexion dans l’opinion publique, et la prise de conscience qu’un petit pays, au cœur de ces tempêtes économiques, a tout intérêt à trouver un refuge sûr », a continué M. Cox. Il a dit vouloir, en ce qui le concerne, mener campagne pour le « oui » : une période pendant laquelle il se retirerait provisoirement de sa fonction de président du Mouvement européen. 

M. Cox prenait la parole à Varsovie, où il assistait, à l’invitation des autorités polonaises, aux célébrations du cinquième anniversaire de l’élargissement européen de 2004, qui avait vu la Pologne entrer dans l’Union ainsi que sept autres Etats d’Europe centrale. 

Se confiant à EurActiv Pologne, il s’est décrit comme un « fervent défenseur » de l’élargissement. Il a mis en avant la nécessité d’une entrée en vigueur du traité de Lisbonne avant que l’UE envisage un élargissement futur au-delà de la Croatie. Mais il a aussi mis en garde contre un « épuisement dû aux obligations » parmi les pays candidats eux-mêmes. 

« D’après ce que je sais, parce que je conserve des engagements actifs avec la région, spécialement avec la société civile au travers du Mouvement européen, c’est que tandis que les commentateurs évoquent un épuisement, en Europe de l’ouest, envers l’élargissement, il existe également un épuisement dû aux obligations, dans certains des Balkans occidentaux », a-t-il confié.

A la lumière des élections européennes à venir, M. Cox a jugé prématuré le fait de faire des suppositions sur de possibles alliances entre groupes politiques, dans lesquelles son groupe libéral pourrait jouer un rôle important. 

« En vue des futures prises de décision européennes, il est important de voir quel genre de majorités stables peuvent être forgées pour remporter des votes à la majorité qualifiée au Parlement », a expliqué M. Cox. 

Interrogé sur la perspective d’une alliance entre le PPE et les Libéraux au prochain Parlement européen, il n’a pas exclu cette possibilité, tout en soulignant que le PPE et les Socialistes partageaient une tradition de travail commun, ce qu’il a qualifié de « routine ». Il a aussi rappelé que le fait que les deux groupes principaux s’attaquaient mutuellement ne devrait pas les empêcher de renouveler leurs accords. 

« Je devrais mettre en garde contre le fait d’interpréter des discours de pré-élection avec des stratégies de post-élection, », a affirmé M. Cox. 

Pour lire l'entretien dans son intégralité, cliquez ici.

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