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EPIA Business Development Unit Intern – Paid Internship
Interim Public Affairs Manager
Network and CrossLingual Projects Director
Account Executive in Public Affairs - Financial Services Practice
Policy advisor International Affairs
Writer/Web Editor - Native English
Consultant (Scientist) to work on the NERC-funded project "VALOR"
Mettre une annonceDepuis l'introduction du traité de Maastricht en 1992, les citoyens européens résidant dans d'autres Etats membres peuvent voter aux élections du Parlement européen. Mais dans 20 des 27 pays, seul un petit nombre d’entre d’eux se sont enregistrés pour voter, a appris EurActiv.
En Pologne, à peine 313 étrangers se sont enregistrés pour voter aux élections européennes de juin, selon la radio nationale polonaise, soit 3 % des 10 000 citoyens européens qui ont établi leur résidence permanente dans le pays.
En Grèce, la situation est légèrement meilleure : 6 505 citoyens se sont enregistrés, sur 140 000 identifiés lors du dernier recensement de 2001, selon des chiffres du ministère de l’Intérieur.
La Belgique, pays d’accueil de nombreuses institutions européennes, ne fait pas beaucoup mieux, puisque seulement 11,18 % de citoyens européens qui y vivent se sont enregistrés pour voter (66 203 sur 592 390), selon le bureau électoral du pays.
La situation est similaire en Suède, dont l’autorité électorale, Valmyndigheten, a noté que, deux semaines avant la date de clôture des listes, 219 000 citoyens européens étrangers en âge de voter résident dans le pays. Mais parmi eux, seulement 37 000 avait fait usage de leur droit de vote dans le pays.
Chypre semble être l’exception, avec l’inscription de 4 715 nouveaux citoyens européens (en plus des 2 054 déjà présents sur le rôle électoral européen de 2004). En dépit de ces obstacles bureaucratiques et de paperasserie, qui ont entravé l’enregistrement et la législation, de nombreux europtimistes ont salué les chiffres comme étant un résultat impressionnant, a fait part le Cyprus Mail.
Julia De Clerck-Sachsse, chargée de recherche au Centre for European Policy Studies (CEPS) à Bruxelles, a déclaré ne pas être surprise par les chiffres plutôt bas. Cela ne me choque pas du tout, c’est un phénomène dont on a connaissance depuis longtemps en Europe, a-t-elle confié à EurActiv.
Elle a aussi laissé entendre que de nombreux expatriés, en particulier dans des pays comme la Belgique qui bénéficient d’une situation centrale, sont enclins à revenir dans la mère patrie pour voter. Les gens sont assez mobiles, ils reviennent chez eux parfois même pour le week-end, a-t-elle expliqué, concluant : cela joue certainement un certain rôle.
L’abstentionnisme a été l’une des principales causes d’inquiétude avant les prochaines élections européennes, comme les derniers sondages laissent entendre que la participation pourrait chuter à un seuil historique lors du vote du 4 au 7 juin (EurActiv 15/04/09).
Une faible participation en Europe, malgré des différences nationales
Même si les Européens ont le droit
de participer aux élections du Parlement européen dans leur pays de résidence (s’il est différent de leur pays d’origine), leur participation est généralement faible. Aux élections européennes de 1999, seulement 1,8 % des citoyens européens non-nationaux éligibles ont exprimé leur voix en Grèce et 2,1 % au Danemark, selon les chiffres de la Commission. L’Irlande a fait mieux, avec 43,9 %.
L’exécutif européen croit que la plupart des citoyens vivant à l’étranger sont conscients de leurs droits électoraux, mais ne sont pas suffisamment informés de la manière d’en faire usage.
En effet, les procédures
d’enregistrement pour le vote sont différentes dans chacun des 27 Etats membres, car elles respectent le droit électoral du pays. En Pologne, en Allemagne et en France, les étrangers doivent rendre un formulaire au bureau municipal de leur lieu de résidence. En Lituanie, le formulaire officiel d’enregistrement pour le vote devrait être envoyé par la poste, et au Royaume-Uni l’enregistrement se fait en ligne. Dans d’autres pays, la résidence permanente entraîne automatiquement l’admissibilité au vote.
Les dates
d’enregistrement diffèrent également d’un pays à l’autre. L’enregistrement se clôture le 31 décembre qui précède l’année électorale en France ; les citoyens irlandais et les Européens vivant en Irlande peuvent se présenter dans les quinze jours ouvrables avant le jour du vote.
De plus, les critères d’enregistrement varient aussi grandement : par exemple, un citoyen européen qui a vécu en Bulgarie pendant moins de trois mois n’est pas admis au vote, tandis qu’en République tchèque, les autres citoyens européens doivent avoir résidé dans le pays depuis au moins 45 jours avant de se voir reconnaître le droit d’y voter. A Chypre, une résidence de minimum six mois est exigée, alors que le Luxembourg demande un délai de deux ans.
Le cas maltais
De telles disparités n’aident en rien les citoyens européens. En effet, à Malte une comparaison entre les registres électoraux de 2004 et 2009 a révélé la semaine dernière que 966 des 1 050 citoyens européens non-maltais inscrits au rôle en 2004 ne sont plus enregistrés, et ne seront plus admissibles au vote à Malte le 6 juin.
Selon Joe Calleja, secrétaire de la commission électorale du pays, tous les résidents non-maltais avaient jusqu’au 31 mars pour s’enregistrer ; ceux qui y avaient manqué étaient rayés des listes automatiquement. La situation est nettement différente pour les Maltais nationaux qui n’avaient pas dû se réenregistrer pour les élections de juin. Les citoyens ont été sujets à la confusion car une campagne de publicité avait omis d’expliquer que les 1 050 résidents européens non-maltais qui s’étaient acquittés de la procédure en 2004 devaient le refaire afin de voter en 2009.
Tous ceux dont les noms avaient été rayés ont maintenant vingt jours, à compter du lundi 20 avril, pour demander leur inclusion au registre électoral de 2009. Le nombre de résidents européens qui se sont enregistrés jusqu’ici est faible, en raison du fait que 19 000 d’entre eux résident à Malte.