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24 novembre 2009
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L’extrême droite néerlandaise en progrès aux élections européennes [FR][en][de

Publié: vendredi 5 juin 2009   

Selon des sondages de sortie des urnes, le parti néerlandais anti-immigration a enregistré une progression lors du vote du 4 juin, au premier jour des élections du Parlement européen qui devraient sanctionner les gouvernements et leurs politiques de lutte contre la crise économique mondiale.

Si les résultats sont confirmés, ils vont alarmer les officiels de l’UE, qui craignent qu’une faible participation dans les pays de l’Union stimule les partis extrémistes et sape la confiance dans les dirigeants européens, déjà sous le feu des critiques pour leur gestion de la crise.

Les Pays-Bas et le Royaume-Uni ont été les premiers pays à voter lors de l’élection qui s’étale sur quatre jours et lors de laquelle 375 millions de personnes peuvent s’exprimer. La majorité des pays voteront dimanche.

Les sondages menés par l’agence de presse ANP et le diffuseur NOS mettent le Parti de la Liberté de Geert Wilders à la seconde place aux Pays-Bas, avec plus de 15 % des votes et quatre des 25 sièges néerlandais au parlement. Il n’en avait aucun dans la dernière assemblée.

C’est fantastique, c’est un grand jour pour ceux qui ont soif de nouveaux Pays-Bas, d’une nouvelle Europe, a déclaré M. Wilders. Il avait promis plus tôt jeudi que la Turquie ne rejoindrait pas l’Union : pas dans dix ans, ni dans un million d’années, selon ses mots.

Les principaux partis de la coalition de centre-droit au pouvoir ont perdu des sièges, mais les chrétiens-démocrates restent devant le Parti de la Liberté avec cinq sièges, selon les sondages de sortie des urnes.

De nombreux Néerlandais sont inquiets à propos de l’immigration musulmane, de l’influence croissante de Bruxelles sur les lois du pays et des contributions néerlandaises au budget européen.

Il y a quatre ans de cela, les électeurs néerlandais rejetaient le projet de constitution pour l’Europe.

Les électeurs néerlandais ne sont pas satisfaits avec la direction que prend l’Europe, a déclaré Rob Boudewijn, un chargé d’enseignement en affaires européennes à l’Université de Nijenrode.

Un parlement plus fragmenté 

Les sondages d’opinion prédisent une participation plutôt faible dans l’UE, bien que l’assemblée de 736 membres dispose de pouvoirs importants dans le modelage du communautaire ; on prédit la défaite de certains partis au pouvoir, tels que le parti travailliste anglais. 

Malgré les succès de M. Wilders, un sondage d’opinion a montré que le Parti populaire européen (centre-droit) resterait probablement le groupe le plus important du Parlement, avec 262 sièges – un peu plus d’un tiers des places. 

Cela met le groupe socialiste européen en seconde position avec 194 sièges, soit un peu plus d’un quart des sièges. 

L’enquête Predict09.eu a laissé entendre que l’assemblée serait davantage fragmentée que maintenant, où les petits partis occupant plus de sièges, mais a aussi indiqué que cela ne menacerait pas les partis traditionnels dans la mesure où ils travaillent sur des législations majeures telles que le remaniement de la réglementation financière. Le Parlement est l’une des trois principales institutions européennes, avec la Commission (exécutif) et le Conseil (les dirigeants européens). 

Il approuve et modèle de nombreuses lois européennes, est censé être une sentinelle démocratique face aux autres institutions et approuve le budget européen. Son pouvoir augmentera encore avec les réformes prévues. 

De nombreux électeurs s’inquiètent du fort taux de chômage – 9,2 % dans les 16 pays partageant l’euro – et les efforts conjoints au niveau européen pour combattre le manque d’emplois ont eu des succès limités. Certains dirigeants européens ont peur que l’augmentation de la pauvreté ne débouche sur une crise sociale. Pour le Premier ministre Gordon Brown, qui connaît aussi des élections locales jeudi, une mauvais résultat du Labour (travaillistes) le mettrait au pied du mur, le poussant à démissionner suite à un scandale sur les notes de frais parlementaires.

Les dirigeants allemands étudieront avec attention l’état d’esprit des électeurs avant les élections nationales de septembre, et les conservateurs du Président français Nicolas Sarkozy pourraient perdre des votes au profit de l’extrême droite. En Irlande, on s’attend à ce que le parti au pouvoir Fianna Fáil subisse un revers mais le score potentiel du parti Libertas, qui s’oppose au Traité réformateur de Lisbonne prévoyant de rationaliser la prise de décision, reste encore incertain.  

(EurActiv avec Reuters. Cet article a été traduit de l’anglais par EurActiv.)

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