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Le fondateur de Libertas voit une niche électorale en l’Allemagne [FR]

Publié 12 février 2009
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« L’Allemagne a un énorme potentiel » pour le parti anti-traité de Lisbonne, Libertas, aux élections européennes de juin. C’est ce qu’a déclaré dans un entretien à EurActiv son président controversé, Declan Ganley.

Le don de M. Ganley de trouver une niche dans un marché est bien connu du monde des affaires. Le fondateur de Libertas croit aujourd’hui avoir découvert une telle niche dans le paysage politique de l’Allemagne. « C’est un endroit où aucun parti ne soulève de questions sérieuses à propos des tendances antidémocratiques des institutions européennes actuelles » a-t-il expliqué.

Une semaine après que le statut de parti paneuropéen de Libertas a été suspendu, en l’attente d’une enquête du Parlement européen (EurActiv 05/02/09), M. Ganley, très optimiste, a déclaré que recevoir l’accord du Parlement ne lui importait guère, prétendant que « cela ne changera rien du tout, nous allons à Bruxelles, qu’ils l’apprécient ou non ». 

Bien qu’il pense que Libertas a trouvé des candidats compétents dans « tous » les Etats membres, M. Ganley ne souhaite pas révéler leurs noms, ni confirmer si lui-même participera aux élections. « J’aimerais y prendre part, mais je ne suis pas encore prêt à prendre cette décision », a-t-il déclaré, avant d’ajouter : « je n’ai pas besoin de ce travail, et je ne le ferais que si je peux être efficace ». 

Un récent sondage réalisé à l’initiative du parti irlandais Fine Gael a montré que si M. Ganley se présente en juin, il finirait dernier d’un groupe de huit candidats irlandais, remportant moins de 5 % des suffrages. 

Le président de Libertas, qui a auparavant indiqué que le parti aurait besoin de lever 75 millions d’euros pour mener une campagne paneuropéenne couronnée de succès, a déclaré qu’il chercherait à imiter la stratégie de collecte de fonds adoptée par le président américain Barack Obama pour sa campagne, c'est-à-dire un grand nombre de donations de faible montant. 

Cela augmenterait également le taux de participation aux élections, ce qui constitue un objectif clé pour la réussite de Libertas, a expliqué M. Ganley. « Nous échouerons si le taux de participation reste aussi bas qu’il l’a été » a-t-il expliqué. « Nous gagnerons toujours quelques sièges, mais pas en nombre suffisant pour nous permettre d’être extrêmement efficaces », a-t-il ajouté.

Il considère que si le taux de participation moyen aux élections tourne autour de 50 %, Libertas pourrait remporter un nombre considérable de sièges. 

Au sujet du programme électoral du parti, M. Ganley a déclaré que Libertas n’est pas le mouvement d’une seule cause. Le parti publiera un manifeste politique en mars qui se concentrera non seulement sur la question « essentielle » du traité de Lisbonne, mais également sur « l’ouragan économique » auquel l’Europe fait face. La plate-forme économique du parti appellera à un environnement dans lequel les petites et moyennes entreprises sont encouragées à prendre des risques et à devenir le moteur de la création d’emplois et de la croissance dans l’UE. « C’est de là que viendra la relance économique européenne », a-t-il indiqué. 

Alors que M.Ganley pense qu’un second référendum irlandais sur le traité de Lisbonne pourrait de nouveau aboutir à un refus, il a déclaré ne pas suivre de très près le sort du traité en République tchèque, soulignant qu’il s’agit d’une question qui concerne les Tchèques. 

Enfin, M. Ganley insiste sur le fait que Libertas, « ce n’est pas seulement lui », et qu’une fois que le parti dévoilera sa liste de candidat pour les élections, « un groupe de militants Libertas suivra ». « Nous bénéficions d’un soutien massif, et personnellement je suis simplement choqué par la réaction positive que nous suscitons. Une question me revient sans cesse à l’esprit : pourquoi personne d’autre n’a lancé une telle initiative ? »

A la question de savoir s’il allait présenter sa candidature au poste de président du Parlement européen au cas où il est élu à l’assemblée européenne, M. Ganley a répondu : « Je peux comprendre que les électeurs souhaitent que cela advienne et je tiens à souligner qu’il s’agit de quelque chose à laquelle je pense. Reposez-moi la question dans quelques semaines ».

Pour lire l'entretien dans son intégralité, cliquez ici

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