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La lutte des candidats pour figurer sur les listes électorales des principaux partis politiques roumains atteint son apogée alors que la date limite d’inscription, le 28 février, approche. La perspective de salaires cinq fois plus élevés que ceux des actuels eurodéputés roumains semble exercer une attraction irrésistible.
Lors des prochaines élections au Parlement européen, prévues le 7 juin, les Roumains éliront 33 eurodéputés. Il y aura donc deux eurodéputés roumains de moins qu’aujourd’hui, conséquence de la réduction du nombre total d’eurodéputés de 785 à 736.
La raison de la réduction du nombre d’eurodéputés réside dans le fait que lors de l’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie à l’UE en 2007, les attributions des sièges au Parlement européen n’ont pas été effectuées aux dépens des eurodéputés déjà élus. Si le traité de Lisbonne entre en vigueur, le nombre d’eurodéputés passera à 751.
Les eurodéputés reçoivent actuellement le même salaire que les membres de leurs Parlements nationaux respectifs. Ce qui signifie que les membres italiens sont payés 12 000 euros, alors que les eurodéputés roumains ont un salaire dix fois moins élevés, autrement dit 1 200 euros. A partir de 2009, tous les eurodéputés recevront un salaire mensuel de 7 000 euros.
Une « guerre des candidats » fait rage entre les principaux partis de la coalition gouvernementale – le parti démocrate-libéral (PDL) et le parti social-démocrate (PSD) – et le parti national libéral (PNL) de l’opposition, alors que la date limite de soumission des CV des candidats échoit demain (28 février).
Trop de candidats, pas assez de sièges
Au sein du PNL en particulier, les candidats se bousculent au portillon. Le parti pense pouvoir obtenir sept sièges, mais un grand nombre de ministres, de responsables politiques qui n’ont pas pu entrer au Parlement national et des eurodéputés actuellement en fonction luttent pour une place sur la liste.
Quant au parti du président Traian Băsescu, le PDL, des sources ont déclaré que sa fille, Elena Băsescu, mannequin de 28 ans, obtiendra un mandat électoral. A l’heure actuelle, Elena Băsescu est stagiaire à l’Assemblée européenne, où elle a travaillé pour l’ancienne eurodéputée Monica Iacob Ridzi, aujourd’hui ministre. Le PDL peut espérer obtenir douze sièges d’eurodéputés s’il fait aussi bien qu’aux dernières élections parlementaires.
Selon des sources du parti, il y a trois types de candidats : des poids lourds de la politique, des personnes mises en avant par des responsables politiques nationaux ou des eurodéputés actuellement en fonction. L’un des indiscutables poids lourds du PDL est l’eurodéputé Teodor Stolojan, auquel le poste de Premier ministre a été récemment offert, mais qui est connu pour ne pas accepter les nominations de dernière minute.
Aux côtés de M. Băsescu figurent d’autres candidats qui peuvent être considérés comme des poids lourds de la politique comme Cristian Preda, conseiller du président, ainsi que d’autres dirigeants.
Quant au PSD, qui espère obtenir 12 ou 13 sièges, tous les actuels eurodéputés (10) prévoient de se présenter pour un autre mandat. Une source du parti a indiqué qu’il y aura des tentatives pour évincer des eurodéputés considérés comme trop proches de l’ancien dirigeant du PSD, Ion Iliescu. Parmi les noms cités qui entrent dans cette catégorie figurent Corina Cretu, Ioan Mircea Pascu et Adrian Severin.
Toutefois, M. Severin et Mme Cretu auraient indiqué qu’ils avaient présenté à nouveau leur candidature, insistant sur le fait que leur pays a besoin de candidats expérimentés et soulignant leur confiance dans le leadership du parti.