L’enquête d’opinion, conduite à travers l’Europe par TNS début mai, a montré que 43% des sondés déclaraient être certains de voter et un autre 6 % qu’ils se rendraient très probablement aux urnes.
Cela représente une augmentation significative par rapport aux 34 % qui déclaraient être sûrs de voter, dans un sondage Eurobaromètre de janvier. De plus, le sondage de mai montre que 53 % des européens sont intéressés par l’élection alors que 46 % ne le sont pas. En janvier, 44 % étaient intéressés et 53 % ne l’étaient pas.
Ces résultats semblent contredire la présomption exprimée dans presque tous les médias traditionnels selon laquelle le taux de participation continuerait à baisser, amenant à une augmentation marquée de l’élection d’extrémistes et d’eurosceptiques.
Piotr Maciej Kaczyński, un membre du CEPS (Centre pour les études sur les politiques européennes) a salué les résultats du sondage, déclarant à EurActiv qu’il était une des rares personnes à Bruxelles à avoir prédit un taux de participation plus fort qu’il y a cinq ans.
De plus, contrairement à la position adoptée par les autres analystes politiques, le chercheur du CEPS ne croit pas que les partis extrémistes fassent un excellent score lors de ces élections. Il admet que les eurodéputés d’extrême-droite pourraient réunir suffisamment de membres pour former un nouveau groupe au Parlement, mais affirme que leur impact sera négligeable et qu’ils se déchireront eux-mêmes de l’intérieur comme ils le firent en 2007.
Un représentant du Parlement européen, se confiant à EurActiv, était peu disposé à dire que le sondage se traduirait automatiquement en une meilleure participation le jour du vote. Cependant, il a reconnu que les résultats étaient « positifs » et a affirmé qu’ils donnaient aux partis européens une réelle occasion de convaincre les électeurs de l’importance de leur « eurovote », dans la dernière semaine de campagne.
La balle est maintenant dans le camp des partis européens, déclare-t-il. Est-ce que leurs campagnes motiveront assez d’électeurs pour les faire se rendre aux urnes, ou bien leurs efforts tomberont-ils à l’eau?, se demande-t-il.
Le porte-parole a aussi mis en garde sur le fait qu’aucun sondage similaire n’ait été mené en mai 2004, et donc que les résultats de cet enquête n’avaient pas de précédent, rendant leur importance plus difficile à évaluer.



