S’exprimant la semaine dernière (10 juillet) devant l’Association des assureurs britanniques à Londres, l’eurodéputé Timothy Kirkhope, président intérimaire du nouveau groupe (EurActiv 02/06/09), a déclaré que le vote sur la reconduction de José Manuel Barroso en tant que président de la Commission européenne aiderait à forger une telle alliance.
Le PPE (Parti populaire européen) de centre droit, les européens conservateurs et réformateurs, et les membres les plus libéraux du groupe Libéral pourraient nous aider à remettre M. Barroso à la Commission sans céder un pouce de terrain aux socialistes, a déclaré M. Kirkhope.
Mais un tel scénario ne serait pas possible sans nos votes, a ajouté l’eurodéputé Tory. M. Barroso le sait. Le PPE le sait. Les Libéraux le savent. Et les socialistes le savent également.
Le Parlement européen fraîchement élu se rencontre pour le première fois cette semaine à Strasbourg pour sa séance plénière constitutive d’ouverture à la suite des élections européennes de juin.
Cependant, il reste à voir si l’appel des Tories sera entendu. En effet, la position des conservateurs britanniques va à l’encontre de celle de Guy Verhofstadt, le nouveau dirigeant de l’Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe (ADLE), qui souhaite construire une coalition proeuropéenne au Parlement européen.
Plus tôt en juillet, M. Verhofstadt a spécifiquement appelé à ce que le nouveau groupe anti-fédéraliste soit exclu de la prise de décision dans la nouvelle assemblée (EurActiv 02/07/09).
Mais M. Kirkhope a rejeté l’appel de M. Verhofstadt et il a courtisé les eurodéputés plus libéraux économiquement du groupe ADLE. Le nouveau dirigeant de l’ADLE M. Verhofstadt a apporté la politique belge au sein du Parlement européen : quelque chose qui ne devrait rassurer personne !, a déclaré M. Kirkhope.
L’eurodéputé conservateur a souligné que le nouveau groupe souhaitant de bonnes relations avec le groupe dominant PPE de centre droit et qu’il espérait que tous deux voteraient de manière similaire sur beaucoup de sujets.
Quand nous avons quitté le PPE, nous leur avons bien fait comprendre que nous voulions conserver une excellente relation. Nous espérons que cela sera réciproque de la part du PPE, qui a reconnu la nécessité pour nos groupes de travailler ensemble quand cela est possible, a ajouté M. Kirkhope.
Le PPE et les Socialistes ont dominé le dernier parlement, a dit M. Kirkhope, et un compromis était habituellement nécessaire entre ces deux groupes pour l’adoption des législations.
Mais l’eurodéputé Tory a dit que ce monopole avait été brisé à la suite des élections européennes puisque le groupe socialiste avait été réduit en taille, malgré qu’il reste le deuxième groupe le plus important.
Nous avons devons nous une opportunité sans précédent pour former une coalition de centre droit : le PPE, l’ECR et l’aile libérale – si ce n’est pas l’ensemble – de l’ADLE, a déclaré M. Kirkhope.



