EurActiv Logo
Actualités & débats européens
- dans votre langue -
Actualités en Bulgarie
Actualités en Turquie
Actualité en Allemagne
Actualités en Espagne
Actualités en France
Actualités au Royaume-Uni
Actualités en Pologne
Actualités en République tchèque
Actualités en Slovaquie
Actualités en Hongrie
Actualités en Roumanie
Actualités en Serbie
Greece News
Italy News
Bulgaria Turkey Germany Spain France United Kingdom Poland Czech Republic Slovakia Hungary Romania Serbia Greece Italy
EurActiv.com Réseau

TOUTES LES RUBRIQUES

Les UEDemocrats pensent à créer un nouveau groupe avec Libertas [FR]

Publié 06 avril 2009
Version imprimableEnvoyer à un ami

Les euro-critiques de l’EUDemocrats (Alliance pour une Europe des Démocraties) pourraient former un nouveau groupe parlementaire avec la plateforme anti-traité de Lisbonne Libertas, après les élections de juin. C’est ce qu’a déclaré le président de l’EUD, Sören Wibe, à EurActiv, lors d’un entretien.

Cette surprenante révélation fait suite au rejet par le parti national de M. Wibe (Junilistan - la liste de juin) des propositions « agressives » de Libertas en Suède, plus tôt dans l’année, qui visaient à fusionner les deux partis en vue des élections européennes. M. Wibe prétend que, selon les termes de l’offre, « si nous adoptions le nom de Junilistan-Libertas et faisions participer certains candidats sous la bannière Libertas, ils [Libertas] pourraient nous fournir un million d’euros ». 

Malgré ce rejet, M. Wibe, leader de Junilistan et tête de liste des élections de juin, a déclaré qu’une certaine forme de coopération restait possible après l’annonce des résultats des élections, en fonction du programme politique qui sera esquissé par Libertas dans les prochaines semaines. 

D’après M. Wibe, un tel groupe regrouperait plusieurs factions, un fait plutôt courant parmi les groupes parlementaires européens. Cependant, il a également reconnu que certaines idées de Libertas étaient discutables. « Il [le leader de Libertas, Declan Ganley] a dit, par exemple, qu’il voulait un président de l’UE élu. C’est exactement ce à quoi nous sommes opposés ! »

Il soutient que que M. Ganley « traitait la politique comme un commerce, comme si un parti politique était un produit que l’on pouvait vendre selon la même méthode dans tous les pays. De mon point de vue, il m’a tout l’air d’un homme politique plutôt naïf ».

Le président de l’EUD considère que son groupe a de bonnes chances de remporter des sièges en Suède, au Danemark et en Irlande, et éventuellement en France, en Slovénie et en Italie. Au total, l’EUD espère passer six à dix eurodéputés.

En termes de politique, l’EUD souhaite que le pouvoir dévolu à l’UE soit récupéré par les Parlements nationaux, et que la coopération au sein de l’Union soit limitée à quelques domaines. Le message de M. Wibe peut se résumer en ces termes : « oui à l’Europe, non à un Etat européen ». 

Quant au Parlement européen, duquel il a été membre de 1995 et 1999, M. Wibe a déclaré qu’il demanderait à ce que l’assemblée revienne à ce qu’elle était dans les années 1960 et 1970. « Je n’aurais aucune objection à ce qu’elle soit une assemblée non élue : elle se réunirait une ou deux fois par an et adopterait quelques résolutions », a-t-il expliqué. 

Il considère également que l’introduction de l’euro a aggravé la crise économique, car cela fixe les taux de change des pays de l’eurozone. 

Quant aux élections, M. Wibe ne considère pas que les électeurs se prononceront pas majoritairement pour des partis d’opposition ou minoritaires. « En fait », a-t-il déclaré, « je pense que nous aurons encore une fois un faible taux de participation, en particulier dans les pays de l’Ouest ». 

Pour lire l’entretien dans son intégralité, cliquez ici.  

Publicité