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Election à Chypre : nouvel espoir de réunification [FR]

Publié 18 février 2008
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Le premier tour de l'élection dans le sud de Chypre a mis un terme aux cinq années de règne du président Tassos Papadopoulos sur l'île divisée, laissant les chypriotes face à deux candidats favorables à la réunification.

Ioannis Kasoulides, eurodéputé de droite et ancien ministre des Affaires étrangères, a remporté le premier tour de l’élection présentée comme la plus serrée de l'histoire de l'île, avec 980 voix de plus (33,5 %) que le député européen Demetris Christofias (33,3 %). Les deux candidats vont s’affronter lors du second tour organisé le 24 février. Le président sortant Papadopoulos est arrivé troisième, avec près de 32 % des voix. 

Reconnaissant sa défaite, M. Papadopoulos a déclaré que la population avait jugé et décidé. Leur choix doit être totalement respecté. 

M. Kasoulides est le candidat favori de la communauté internationale pour faire progresser les négociations relatives à la réunification. Le président du groupe PPE-DE au Parlement européen, Joseph Daul, a déclaré que M. Kasoulides peut offrir à Chypre un nouvel avenir, le qualifiant de grand Chypriote et de grand Européen.  

Les deux candidats, MM. Kasoulides et Christofias, se sont engagés en faveur d’une approche plus conciliante envers les Chypriotes turcs dans la partie nord de l’île. Tous deux ont affirmé vouloir rencontrer Mehmet Ali Talat, le dirigeant chypriote turc. 

M. Papadopoulos a joué un rôle essentiel dans le rejet des Chypriotes grecs du plan de réunification de l’ONU, approuvé par référendum par les Chypriotes turcs. Pour cette raison, il est devenu une persona non grata dans cette partie de l’île. Sa défaite a provoqué la surprise, car les sondages l’avaient placé au second tour. 

D’après le think tank Eurasia, cette élection est la dernière chance d’unifier l’île, et la division permanente de Chypre créerait une source durable de tensions politiques. 

En outre, l’échec des négociations de réunification diminuerait sérieusement les chances d’adhésion de la Turquie à l’UE, puisque seule la partie grecque, au Sud de l’île, est membre de l’Union et a un droit de veto sur l’adhésion de futur candidat. 

Chypre, divisée suite à une invasion turque en 1974, est représentée au niveau international par le gouvernement chypriote grec, tandis que la partie turque, au nord de Chypre, n’est reconnue que par Ankara. 

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