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Le gouvernement belge est sur le point de tomber

Publié 22 avril 2010 - Mis à jour 26 avril 2010
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Belgium
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Aujourd'hui (22 avril), la Belgique a une fois de plus sombré dans le chaos politiquealors que la coalition gouvernementale en fonction a chuté, soulevant la possibilité embarrassante d’élections législatives à quelques semaines seulement de la présidence belge de l'UE, qui commence le 1er juillet.

Aujourd'hui, le parti libéral flamand Open VLD a décidé de se retirer de la coalition gouvernant le pays, créant une nouvelle crise nationale après celles qui ont divisé les parties francophone et néerlandophone du pays depuis les dernières élections nationales il y a trois ans (EurActiv 03/12/07 http://www.euractiv.com/fr/elections/belgique-nouvel-chec-tentatives-former-gouvernement/article-168824).

L'Open VLD a dit avoir perdu confiance dans le gouvernement en raison de la façon dont il a géré le conflit entre les parties francophone et néerlandophone sur les frontières électorales aux alentours de Bruxelles.

Nous ne sommes pas tombés d'accord sur la solution négociée et de ce fait l'Open VLD n'a plus confiance dans le gouvernement, a affirmé le président du parti Alexander De Croo.

Le premier ministre M. Leterme a quitté son cabinet aux alentours de 13 heures (heure locale) pour donner sa démission au Roi Albert II.

Le Roi a la possibilité de refuser ou d’accepter cette démission, mais il serait difficile pour M. Leterme de gouverner sans le soutien de l'Open VLD, car la coalition dirigeante détiendrait seulement 76 des 150 sièges de la chambre basse du Parlement.

Des sources de l'Open VLD ont dit à EurActiv que le pays allait probablement organiser des élections de manière prématurée.

Cette nouvelle crise met la Belgique dans l'embarras, car le pays se prépare à prendre la présidence tournante de l'UE pour 6 mois le 1er juillet.

Querelle linguistique

Le parti libéral Open VLD et d'autres partis flamands souhaitent diviser la circonscription électorale de Bruxelles-Hal-Vilvoorde, qui se trouve autour de la capitale belge – qui est bilingue– en deux circonscriptions électorales distinctes.

Géographiquement, la circonscription électorale de Bruxelles est située en Flandres, et les partis flamands soutiennent que certaines de ses communes dans la périphérie de la ville devraient être considérées comme néerlandophones.

Cependant, les partis francophones rejettent cette possibilité et veulent des garanties pour s'assurer que les droits des minorités linguistiques autour de Bruxelles sont respectés.

Il y a environ 100 000 francophones qui vivent dans les banlieues de la ville et ils bénéficient de privilèges particuliers. Il peuvent par exemple voter dans la circonscription bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvoorde(BHV).

Toutefois, les partis néerlandophones sont opposés à ces privilèges et ont appelé à une division de la circonscription en deux entités séparées entre Bruxelles à proprement parler et les municipalités flamandes.

La présidence de l'UE

L'an dernier, Herman Van Rompuy, qui était premier ministre de la Belgique avant de prendre son actuelle fonction de président du Conseil de l'UE, a dit qu'il ferait tout son possible pour résoudre les tensions internes du pays d'ici mi-2010, avant que débute la présidence du Conseil de l'UE.

Pendant la présidence, nous ne pouvons pas prendre le risque que survienne une nouvelle crise politique, a insisté  M. Van Rompuy (EurActiv 27/07/09). 

Des sources du Parlement européen ont confié à EurActiv que la dernière "affaire belge" nuirait sévèrement à la crédibilité que le petit pays avait regagnée lorsque l'ancien premier ministre M. Van Rompuy était devenu président du Conseil de l'UE fin 2009 (EurActiv 25/11/09).

Démission de Leterme
Contexte : 

Les institutions politiques belges sont complexes, et la plupart d’entre elles s’organisent autour du besoin de représenter les principales communautés culturelles.

A la suite des révisions consécutives de la Constitution (en 1970, 1980, 1988 et 1993), un Etat fédéral unique a été créé avec un pouvoir séparé en trois niveaux : le gouvernement fédéral, les trois communauté linguistiques (néerlandophone, francophone et germanophone) et les trois régions (flamande, wallonne et Bruxelles capitale). 

En 2007-2008, les tensions communautaires ont abouti à une crise politique d’une telle ampleur que beaucoup d’observateurs ont spéculé à propos de la possibilité d’une division de la Belgique. Pour désamorcer la crise, un effort renouvelé de réforme constitutionnelle et une révision de la balance des pouvoirs sont actuellement en cours. En 2008, une autre crise liée à Fortis Bank a accéléré la chute du gouvernement d’Yves Leterme.

Bruxelles, la capitale, est une ville en majorité francophone, mais sa périphérie est flamande. Les 100 000 francophones environ qui vivent dans la périphérie de la ville bénéficient de privilèges particuliers, notamment le droit de voter dans la circonscription bilingue de Bruxelles-Hal-Vilvoorde(BHV).

Toutefois, les partis néerlandophones sont opposés à ces privilèges et ont appelé à une division de la circonscription en deux entités séparées entre Bruxelles à proprement parler et les municipalités flamandes.

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