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Mme Merkel en tête des élections de septembre [FR]

Publié 21 août 2009
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La chancelière en exercice Angela Merkel est en première place pour remporter l'élection allemande du mois prochain, avec son Union chrétienne démocrate (CDU) et son parti soeur l'Union chrétienne-sociale (CSU) caracolant en tête des sondages pour la troisième semaine consécutive ; la popularité de ses principaux rivaux sociaux démocrates s'est effondré à l'un des niveaux pré-électoraux les plus bas depuis la Seconde Guerre mondiale.

Selon le dernier sondage hebdomadaire Forsa pour le magazine Stern et la télévision RTL, l’Union démocrate chrétienne de Mme Merkel et le Parti libéral démocrate (FDP) de sensibilité libérale pourraient réunir assez de voix le 27 septembre pour former un gouvernement. 

Même si le soutien au CDU/CSU est retombé d’un point de pourcentage à 37 %, le bloc caracole bien en tête, devant le partenaire de coalition de Mme Merkel et principal rival aux élections, le Parti social-démocrate (SPD) du ministre des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, qui se trouve à 22 %.

Le soutien au libéral FDP est resté inchangé à 13 % tout comme le Parti vert, le partenaire préféré du SPD, qui n’a pas bougé de ses 12 %, a montré le sondage. 

M. Steinmeier a subi une volée de bois vert le mois dernier, quand la limousine d’une ministre du gouvernement a été volée lors de ses vacances dans le sud de l’Europe. La ministre de la santé Ulla Schmidt, social-démocrate, avait pris une limousine officielle et son chauffeur en vacances en Espagne, menant le SPD à exclure la responsable politique de sa campagne électorale après les protestations de l’opinion. 

Lors des élections fédérales de 2005, le SPD a obtenu 34,2 % des voix, tandis que la CDU en remportait 27,8 %, la CSU 8,2 %, les Verts 8,1 %, le Parti de gauche 8,7 % et le Parti libéral démocrate 9,8 %. Depuis lors, l’Allemagne a été gouvernée par une coalition élargie regroupant la CDU, la CSU et le SPD, emmenée par Mme Merkel.  Les responsables politiques allemands font de leur mieux pour lancer une campagne électorale à l’américaine, qui se joue aussi sur Internet et fait l’essai de rencontres publiques plus informelles. 

Mais pour les stratégistes, les nouveaux supports médiatiques utilisés par M. Obama avec tant de succès dans sa course à la présidence ont montré les faiblesses des responsables politiques allemands, y compris un certain manque de charisme et de message politique clair.

A la vue de M. Obama, les partis allemands ont découvert Internet mais ils oublient que celui-ci ne peut pas tout remplacer, rappelle Manfred Güllner, chef de l’institut de sondage Forsa  dans un entretien avec Reuters. 

M. Obama n’a pas gagné grâce à Internet. Il a gagné parce qu’il était Obama et avait un message clair. Ni la chancelière Angela Merkel ni son rival social-démocrate (SPD) Frank-Walter Steinmeier ne sont des Obama, a-t-il ajouté.

Malgré la présence de Mme Merkel en première place de la liste des femmes les plus puissantes dressée par le magazine Forbes pour la quatrième année consécutive, elle ne semble pas avoir soulevé l’enthousiasme des jeunes électeurs accros au web. 

Les deux candidats recourent aux blogs et aux médias sociaux comme Facebook et Twitter pour courtiser les électeurs et sont apparus dans des émissions de télévision à l’américaine, mais aucune des deux parties n’a gagné de points avec cette nouvelle approche, selon les experts.

Le scénario pourrait changer dans la dernière ligne droite avant les élections ; les deux candidats seront en face-à-face dans un débat télévisé le mois prochain. 

(Avec la contribution d’EurActiv Allemagne)

Contexte : 

Les élections fédérales en Allemagne pour le renouvellement du Parlement, le Bundestag, se tiendront le 27 septembre, couronnant ce que les Allemands appellent une « superwahljahr » (une super année électorale) avec plus d’une douzaine de scrutins locaux, régionaux et fédéraux.

Plus de 60 millions de personnes seront admises à voter, le plus grand électorat en Europe. 

La moitié des sièges du Parlement sont directement élus, le reste via les listes de parti au moyen de la représentation proportionnelle. 

Le parti ou la coalition de partis avec le plus de sièges élit le chancelier, pour un mandat de quatre ans. 

Pour la première fois cette année, l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE) enverra une équipe d’observateurs, après l’apparition d’un litige sur l’exclusion de petits partis.

Les partis politiques doivent obtenir au moins 5  % des votes depuis une loi d’après-guerre, afin d’empêcher les extrémistes d’arriver au pouvoir. 

La participation aux élections générales est traditionnellement élevée. Aux élections du Bundestag de 2005, 77,7 % de l’électorat est venu aux urnes.

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