Le candidat conservateur, Nicolas Sarkozy, a remporté 30,5% des votes lors du premier tour des élections présidentielles françaises, confirmant les chiffres donnés par les sondages et préparant le cadre d'un second tour (le 6 mai 2007) l'opposant à Ségolène Royal, sa rivale socialiste qui a obtenu 25,7% des votes.
Ces résultats sont venus sans surprise confirmer les sondages d'opinion publiés lors des semaines précédant les élections.
Le taux de participation s'est approché des 85%, son niveau le plus haut depuis les premières élections de 1965 qui ont marqué l'avènement de la politique française d'après-guerre. Les dernières élections, en 2002, avait enregistré un taux record d'abstention, les électeurs faisant preuve d'une apathie contribuant largement à l'arrivée de Jean-Marie Le Pen au second tour, où il a échoué contre Jacques Chirac.
Le chef de l'extrême droite n'a pas réitéré son score de 2002, chutant de 17% à 11% des voix. Ce score décevant pour le parti résulte largement de la stratégie de "vote utile" prônée par la Gauche afin de maintenir Jean-Marie Le Pen à l'écart du second tour et éviter de revivre le choc de 2002.
Ni les Verts ni les Communistes n'ont dépassé la barre des 5%. La dispersion des votes de la Gauche avait été dénoncée comme une des raisons de l'accession au second tour des élections de 2002 de Jean-Marie Le Pen.
Toute l'attention se tourne désormais vers François Bayrou, le dirigeant de la formation centriste qui est apparu comme le "troisième homme", après avoir enregistré une hausse considérable, passant de 6,8% en 2002 à 18,6%. Toutefois, selon les chaînes télévisées françaises, les électeurs centristes seraient désormais divisés sur le vote du second tour.



