Ce congrès constitue l'événement majeur de la famille politique européenne de centre-gauche et a lieu deux fois tous les cinq ans. Lors de cet événement, quatre vice-présidents ont également été élus : Elena Valenciano (PSOE, Espagne), Jan Royall (Parti travailliste, Royaume-Uni), Katarina Nevedalova (SMER, Slovaquie) et Jean Christope Cambadélis (PS, France).
Achim Post (SPD, Allemagne) remplacera Philip Cordery au poste de secrétaire général car, après de longues années au service du PSE, ce dernier a été élu à l'Assemblée nationale française. Ruairi Quinn (Parti travailliste, Irlande) deviendra le nouveau trésorier.
Le Parti socialiste européen (PSE) rassemble les partis socialistes, sociaux-démocrates et travaillistes de l’Union européenne. Quelque 34 partis des 27 États membres et de la Norvège sont affiliés au PSE. Onze autres partis sont associés et six partis jouent le rôle d'observateurs.
Après la démission de Poul Nyrup Rasmussen lors du précédent conseil du PSE, Sergueï Stanishev a pris les rênes du parti en tant que président par intérim à la fin 2011. Depuis le début de la présidence de M. Stanishev, les priorités du PSE consistent à promouvoir une croissance durable et équitable, à apporter à l'Union européenne plus de démocratie, de transparence et de responsabilité, ainsi qu'à plaider en faveur d'une garantie pour la jeunesse européenne.
Lors de sa présidence par intérim, Sergueï Stanishev a également marqué les esprits par sa position déterminée face à l’Accord commercial anti-contrefaçon (ACAC), qui a finalement été rejeté par le Parlement européen.
Kaisa Penny, dirigeante des Jeunes Socialistes Européens (ECOSY) a donné la parole à Sergueï Stanishev avant le vote. Elle a aussi déclaré qu'il avait conduit son pays vers l'adhésion à l'UE et qu'il avait tellement bien assuré sa présidence par intérim qu'il n'avait fait face à aucune concurrence durant la campagne.
Changement de discours
M. Stanishev a déclaré que sa présidence par intérim avait été le théâtre de nouveaux défis. Durant ces 10 mois, a-t-il expliqué, le centre-gauche européen a réussi à passer d'un discours politique d'austérité et de réformes budgétaires à un nouveau programme axé sur la création d'emploi et la croissance.
Il a également affirmé que la défense de la démocratie constituait l’une des priorités absolues du PSE. Sans faire directement allusion à la Roumanie, il a argué que, quand un parti politique frère commettait des erreurs, le PSE discutait ouvertement des problèmes tout en écartant les attaques émanant des « cercles conservateurs ».
Le dirigeant du PSE a souligné qu'au moment de sa prise de mandat en tant que président intérimaire, seuls deux pays de l'UE (Autriche et Danemark) étaient dirigés par un premier ministre de centre-gauche. Aujourd’hui, la Belgique, la Croatie, la Slovaquie et la Slovénie comptent également des premiers ministres affiliés au PSE. Il a en outre affirmé qu’il était fort probable que le centre-gauche remporte les élections du 14 octobre en Lituanie et du 9 décembre en Roumanie.
De plus, M. Stanishev a parlé en long et en large des élections européennes de 2014, qui constitueront probablement le défi principal de son mandat. Il a déclaré qu'une « équipe solide de fervents militants » du PSE se pencheraient sur la préparation des élections et feraient en sorte que le centre-gauche gagne les âmes et les coeurs des Européens.
Il a affirmé que le PSE s'unirait, afin de présenter un candidat commun pour le poste de président de la Commission et que l'année prochaine serait dédiée à la procédure de sélection d'un candidat.
Le congrès du PSE a également adopté une résolution générale « Together for the Europe we need » (Ensemble pour l'Europe que nous voulons). Ce document reprend les priorités du PSE en faveur d'un programme de relance économique, en vue de créer de l'emploi et une « croissance équitable » en Europe, de développer une union sociale, de protéger l'environnement, de sauvegarder la démocratie et d’accroître l'importance de l'Europe dans le monde.



