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Silvio Berlusconi progresse dans les sondages en Italie

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Publié 14 janvier 2013

La coalition de centre-droit de Silvio Berlusconi gagne du terrain en amont des élections du mois prochain, ce qui pourrait perturber les plans de la gauche italienne qui espère former une majorité parlementaire stable, indique un nouveau sondage.

Le centre-gauche semble toujours en course afin d'obtenir la plupart des sièges après les élections des 24 et 25 février et mène les efforts de lutte contre la récession et le chômage dans la troisième économie de la zone euro.

Quelques jours après l'apparition remarquée de Silvio Berlusconi lors d'une émission de télévision qui a attiré près de neuf millions de téléspectateurs, une enquête de l'institut Tecne pour la chaîne SkyTG24 a toutefois révélé que l'alliance de l'ancien premier ministre enregistrait 26 % des intentions de vote dimanche, un gain de 1,6 point par rapport à la veille.

Ses rivaux de centre-gauche, emmenés par Pier Luigi Bersani, restent largement en tête avec 37,8 %, même s'ils enregistrent un recul de 0,8 % par rapport au sondage précédent. La liste des centristes du premier ministre sortant Mario Monti a perdu 1,3 point à 14,5 %.

« Je pense que nous sommes sur la bonne voie pour récupérer tous ceux qui avaient voté pour nous en 2008 et pour convaincre d'autres électeurs. Nous pensons sincèrement que nous avons une chance de l'emporter », a déclaré Silvio Berlusconi lors d'un programme dominical sur Canale 5, sa propre chaîne télévisée.

« Il Cavaliere » sera au centre de toutes les attentions aujourd'hui alors que le principal témoin du scandale sexuel dans lequel il est inculpé, une danseuse de boîte de nuit, doit témoigner dans un tribunal de Milan.

L'un des avocats de M. Berlusconi a déclaré samedi qu'il envisageait de demander la suspension du procès jusqu'au scrutin.

Le parti du Peuple de la liberté (PDL) du magnat a dévoilé dimanche son logo pour les élections. Les mots « Berlusconi Président » y apparaissent en gras, sous des bandes aux couleurs du drapeau italien.

L'utilisation de son nom a surpris certains Italiens, car M. Berlusconi a indiqué la semaine dernière qu'il ne serait plus candidat au poste de premier ministre. Il s'agissait du prix à payer pour former une coalition avec la Ligue du Nord, le parti en faveur de la décentralisation.

Le dirigeant de la Ligue, Roberto Maroni, a déclaré qu'il n'était pas concerné par le logo et que les mots reflétaient seulement le fait que M. Berlusconi était le chef de son propre parti et ne laissaient pas entendre qu'il briguerait un cinquième mandat en tant que premier ministre.

En tête dans sa région, la Lombardie

Une autre enquête publiée dans le Corriere della Sera dimanche a révélé que l'alliance de centre-droit était en tête, avec 35,7 % des intentions de vote, en Lombardie, la région qui abrite la capitale financière italienne, Milan.

Si M. Berlusconi remporte les élections dans la région du nord, il serait plus que probable que le Parti démocrate (PD) de M. Bersani soit contraint de former une alliance avec le parti centriste de M. Monti.

La coalition de centre-gauche, composée du PD et de ses alliés de gauche, recueille 32,3 % des intentions de vote, selon le sondage de l'institut ISPO. La Lombardie détient plus de sièges au Sénat, qui en compte 315, que toute autre région. La région constitue l'une des clés pour contrôler la Chambre haute.

L'expérience du dernier gouvernement de centre-gauche, mené par Romano Prodi, a été amère. Le gouvernement a chuté en 2008, à moins de la moitié de son mandat, parce qu'il avait perdu la faible majorité qu'il détenait au Sénat. Cette expérience souligne l'importance de la course.

Le PD devrait contrôler la Chambre basse, grâce à un système électoral compliqué qui garantit au plus grand parti une majorité de 54 % des sièges. La composition du Sénat est toutefois déterminée par des élections différentes dans chaque région.

Le PD s'est engagé à respecter les objectifs de finances publiques convenus entre Mario Monti et les partenaires européens de l'Italie. Le parti a indiqué qu'il maintiendrait la voie des réformes s'il remportait les élections, mais il souhaite également mettre davantage l'accent sur la justice sociale et la croissance.

M. Monti a qualifié certains éléments de la gauche d'hostiles à la réforme, provoquant des réponses de plus en plus acerbes de M. Bersani et d'autres dirigeants de centre-gauche. Les relations entre les deux partis sont toutefois beaucoup plus cordiales que celles avec M. Berlusconi.

Aucun des deux partis n'a déclaré publiquement qu'il formerait une alliance si le centre‑gauche ne parvenait pas à contrôler la Chambre haute. Plusieurs membres de la gauche s'opposent profondément aux politiques d'austérité de Mario Monti.

S'il ne parvient pas à contrôler le Sénat, M. Bersani n'aura toutefois pas vraiment de choix.

Prochaines étapes : 
  • 24-25 févr. : élections législatives italiennes

EurActiv.com avec Reuters - Article traduit de l'anglais
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